Vives critiques internationales et divisions internes autour du projet israélien de prise de Gaza
Vives critiques internationales et divisions internes autour du projet israélien de prise de Gaza

Les pressions s’accentuent sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour qu’il renonce à son plan controversé de prise de contrôle de la ville de Gaza. Dimanche, le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, figure de l’extrême droite, a appelé à l’abandon pur et simple du projet, estimant qu’il fallait adopter une approche encore plus dure contre le Hamas.

Ce plan, approuvé vendredi par la majorité du cabinet de sécurité, vise à intensifier les opérations militaires dans l’enclave palestinienne, déjà ravagée par des mois de combats, dans le but affiché d’éliminer définitivement le mouvement islamiste. Toutefois, il divise la classe politique israélienne et suscite des avertissements appuyés à l’étranger.

L’Italie a notamment comparé cette offensive à un possible « Vietnam » pour Israël, en référence à un enlisement militaire coûteux et prolongé. Rome estime que la stratégie risque d’aggraver l’isolement diplomatique de l’État hébreu et d’augmenter le coût humain du conflit.

Sur le terrain, la situation humanitaire demeure dramatique. Le ministère palestinien de la Santé à Gaza a rapporté qu’un jeune garçon est mort samedi, victime d’un largage d’aide humanitaire qui aurait mal tourné. Cet incident s’ajoute à un bilan civil déjà lourd, alimentant les appels internationaux à un cessez-le-feu et à la protection des populations.

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir plus tard dans la journée pour examiner la situation, dans un contexte où la communauté internationale multiplie les mises en garde contre une escalade supplémentaire.

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