Le Premier ministre indien Narendra Modi a autorisé ce mardi soir son armée à frapper le Pakistan en représailles à l’attentat meurtrier qui a visé des civils à Pahalgam, dans le Cachemire indien, il y a une semaine. Lors d’une réunion à huis clos, Modi a laissé aux forces armées « la liberté de décider des cibles, du moment et du mode de la riposte », estimant nécessaire de « porter un coup décisif au terrorisme ». New Delhi accuse directement Islamabad d’être derrière l’attaque, ce que le Pakistan dément catégoriquement.
Depuis l’attentat, la tension est montée en flèche entre les deux puissances nucléaires. Des échanges de tirs ont été constatés le long de la ligne de contrôle au Cachemire, et les ressortissants de chaque pays ont été appelés à quitter le territoire voisin. Le Pakistan, qui affirme avoir abattu un drone indien, a averti que toute agression entraînerait « une riposte décisive », tandis que la communauté internationale, des États-Unis à la Chine en passant par l’ONU, appelle à la retenue pour éviter une escalade dramatique.
Un précédent inquiétant
Les craintes d’une confrontation militaire directe sont renforcées par le précédent de 2019, où un attentat contre des soldats indiens avait conduit à des frappes aériennes de l’Inde sur le sol pakistanais. Aujourd’hui, alors que les opinions publiques des deux pays sont surchauffées et que le Cachemire reste un foyer de tensions historiques, l’Inde semble déterminée à frapper à nouveau. La diplomatie internationale tente de calmer le jeu, mais la riposte militaire de New Delhi paraît désormais imminente.