La Turquie a engagé mercredi des discussions avec l’OTAN sur la sécurité en mer Noire, après une série d’attaques visant des pétroliers liés à la Russie, certaines revendiquées par l’Ukraine. Selon une source du ministère turc des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie Hakan Fidan a abordé ces questions avec le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, alors que les tensions maritimes s’intensifient dans la région.
Ankara avait déjà condamné les attaques contre des navires civils, pointant la responsabilité de « toutes les parties » impliquées dans le conflit et exprimant sa préoccupation face à l’escalade des risques pour la navigation commerciale. La Turquie, gardienne des détroits du Bosphore et des Dardanelles, joue un rôle clé dans la sécurité maritime régionale et cherche à éviter toute déstabilisation supplémentaire susceptible de perturber le commerce international.
Ces discussions s’inscrivent dans un contexte plus tendu après que le président russe Vladimir Poutine a menacé de restreindre davantage l’accès maritime de l’Ukraine en représailles aux attaques contre les pétroliers. La Russie considère ces opérations comme une extension du conflit sur le plan naval, tandis que l’Ukraine affirme viser des cibles soutenant directement l’effort de guerre russe.
Pour la Turquie, membre de l’OTAN mais attachée à maintenir des relations équilibrées avec Moscou et Kyiv, la priorité est de préserver la sûreté des voies maritimes stratégiques. Les échanges entre Fidan et Rutte témoignent ainsi de la volonté d’Ankara de coordonner ses efforts avec l’Alliance, tout en continuant d’appeler les parties à éviter toute escalade susceptible d’élargir le conflit au domaine maritime.