La Belgique se dit prête à participer à un renforcement collectif de la sécurité dans l’Arctique afin de protéger le Groenland face aux appétits stratégiques de Moscou et de Pékin. Le ministre belge de la Défense, Théo Francken, a évoqué la contribution de son pays à un mécanisme de protection multilatéral, alors que les déclarations de Donald Trump sur une possible prise de contrôle de l’île ont ravivé les tensions diplomatiques.
L’OTAN comme réponse aux rivalités polaires
Pour Bruxelles, la réponse ne passe ni par l’annexion ni par l’achat du territoire, mais par une présence accrue de l’Alliance atlantique dans la région. Le Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark, est perçu comme un maillon stratégique à l’heure où la fonte des glaces ouvre de nouvelles routes maritimes et aiguise les rivalités de puissance. Le ministre belge a indiqué avoir alerté les représentants américains sur les risques qu’une escalade ferait peser sur la cohésion de l’OTAN.
La Belgique se dit disposée à contribuer à une forme de “sentinelle” arctique, destinée à afficher clairement le statut du Groenland comme espace protégé par l’Alliance. L’objectif affiché est d’éviter toute démonstration de force unilatérale et de contenir l’influence russe et chinoise dans une zone devenue centrale pour les équilibres géopolitiques mondiaux.