Téléphones en prison : vaste coup de filet contre les "mini-portables"
Téléphones en prison : vaste coup de filet contre les "mini-portables"

Une opération d’envergure baptisée « Prison break » a été déclenchée ce mardi 20 mai au matin, visant à endiguer la prolifération des téléphones portables clandestins dans les prisons françaises. L’information a été confirmée par plusieurs sources concordantes à nos confrères de franceinfo.

Un réseau organisé au cœur des établissements pénitentiaires

Des perquisitions ont été menées simultanément dans des cellules de plusieurs dizaines de prisons, sur l’ensemble du territoire national. Cette opération exceptionnelle a également ciblé une entreprise située en région parisienne, soupçonnée d’être à l’origine de la distribution massive de mini-téléphones – des appareils de la taille d’un briquet, très difficiles à détecter pour les dispositifs de sécurité habituels. L’enquête, conduite par la Junalco (Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée) du parquet de Paris, mobilise à la fois la brigade parisienne de lutte contre la cybercriminalité et l’unité nationale cyber de la gendarmerie. Il s’agirait d’une première opération de cette ampleur dédiée spécifiquement à ce phénomène.

Une infiltration massive et préoccupante

Selon les chiffres avancés par le ministre de la Justice Gérald Darmanin, plus de 40 000 téléphones portables ont été saisis en prison en 2024. Une quantité jugée alarmante, notamment en raison des usages illicites associés à ces appareils : trafic de drogues, escroqueries, menaces, et même coordination d’évasions ou d’agressions. Cette offensive marque une étape importante dans la lutte contre la criminalité connectée derrière les barreaux, alors que l’administration pénitentiaire se dit de plus en plus dépassée par l’ingéniosité des filières.

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