Procès de Tariq Ramadan : une expertise médicale ordonnée après son absence
Procès de Tariq Ramadan : une expertise médicale ordonnée après son absence

La cour criminelle départementale de Paris a ordonné lundi une expertise médicale après l’absence de Tariq Ramadan à l’ouverture de son procès pour viols. L’islamologue de 63 ans, poursuivi pour des faits présumés sur trois femmes entre 2009 et 2016, est hospitalisé à Genève selon ses avocats, en raison d’une aggravation de sa sclérose en plaques. L’audience reprendra mercredi à 14 heures.

La présidente a confié une expertise collégiale sur pièces à deux neurologues. En fonction de leurs conclusions, la cour décidera d’un éventuel renvoi du procès. Le ministère public avait auparavant requis un mandat d’arrêt international, estimant que l’accusé pouvait être en violation de son contrôle judiciaire, qui lui impose notamment d’informer la justice de tout déplacement hors de France.

Un procès sous tension

La défense a indiqué que Tariq Ramadan se trouvait en Suisse pour rendre visite à sa mère âgée de 93 ans lorsqu’il a été hospitalisé. La cour a rappelé que son contrôle judiciaire lui imposait de résider en région parisienne. Certaines parties civiles ont mis en doute le caractère imprévu de cette absence.

Après plusieurs rebondissements procéduraux, la cour d’appel de Paris avait ordonné en juin 2024 un procès pour trois accusations de viol, dont un viol aggravé. L’intellectuel conteste les faits. Déjà condamné en appel en Suisse en 2024 à trois ans de prison, dont un an ferme, pour un viol commis en 2008, il encourt jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle en France.

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