La Famille missionnaire de Notre-Dame, une congrégation sous surveillance
La Famille missionnaire de Notre-Dame, une congrégation sous surveillance

Selon nos confrères du journal Sud-Ouest, depuis près de trente ans, la Famille missionnaire de Notre-Dame (FMND), fondée en Ardèche, met l’Église de France dans l’embarras. Suspectée de dérives sectaires et d’abus de faiblesse, la communauté religieuse fait l’objet de critiques récurrentes, mais aussi de soutiens tenaces qui compliquent la gestion du dossier par les diocèses.

Une « pause » imposée à Bergerac

En Dordogne, l’évêque de Périgueux, Philippe Mousset, a décidé le 4 avril dernier de suspendre la présence de la FMND au sein du collège et lycée Sainte-Marthe Saint-Front, où ses membres animaient l’aumônerie. Officiellement, il ne s’agit pas d’une sanction mais d’une « pause » assortie de négociations en vue d’un éventuel retour, encadré par une convention plus stricte. Le diocèse évoque une situation « compliquée », entre partisans inconditionnels et opposants farouches de la congrégation.

Une réputation encombrante pour l’Église

Si le communiqué épiscopal avait souligné la « transparence » de la communauté et l’absence d’« entreprise de séduction ou d’emprise » dans l’établissement, nombre de parents d’élèves et de fidèles s’interrogent sur ces contradictions. D’autant que le supérieur de la FMND est visé par une enquête pénale pour dérives sectaires, et qu’un rapport de police judiciaire a déjà pointé des mécanismes d’emprise mentale au sein de la communauté, implantée sur quinze sites en France. Entre prudence pastorale et inquiétude persistante, l’institution catholique peine à trancher, laissant planer le doute sur l’avenir de cette congrégation qui dérange.

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