Le procureur a demandé ce mercredi des peines de prison ferme dans un procès marseillais portant sur l’importation et l’usage de traitements agricoles non autorisés en France. Dans ce dossier, sept prévenus comparaissent pour des faits qui se seraient étalés de 2018 à 2024, sur fond de débat public sensible autour des normes agricoles et des échanges commerciaux.
Des demandes de sanctions ciblées sur deux figures du dossier
Selon les réquisitions, l’intermédiaire présenté comme la cheville ouvrière de l’approvisionnement encourt dix mois d’emprisonnement ferme, une lourde amende et une interdiction d’exercer une activité liée au secteur agricole. Son principal client, un maraîcher à la tête d’importantes surfaces cultivées, se voit réclamer six mois ferme et une amende, tandis qu’une de ses structures pourrait également être sanctionnée financièrement.
Le parquet a par ailleurs requis des peines plus modérées pour les cinq autres exploitants poursuivis, avec du sursis et des amendes variables, en fonction de la taille des exploitations et des profils des prévenus. De nombreuses associations environnementales et de consommateurs se sont constituées parties civiles, estimant l’affaire emblématique, alors que les plaidoiries de la défense se poursuivent et que la décision sera rendue ultérieurement.