BMW, Toyota, Mercedes et VW dans la ligne de mire de l’UFC-Que Choisir
BMW, Toyota, Mercedes et VW dans la ligne de mire de l’UFC-Que Choisir

C’est un scandale à retardement qui éclabousse les géants de l’automobile. Lundi 19 mai, l’UFC-Que Choisir a annoncé avoir déposé plainte contre BMW, Mercedes-Benz, Toyota et Volkswagen. L’objet de l’accusation : la commercialisation prolongée de véhicules équipés d’airbags Takata défectueux, malgré des risques mortels connus depuis plus d’une décennie.

Des fragments de métal en pleine face

Les airbags Takata sont accusés de pouvoir exploser de manière incontrôlée, projetant des éclats métalliques dans l’habitacle, y compris lors de chocs mineurs. Un défaut à l’origine de nombreux décès dans le monde. En France, un accident mortel survenu en mars en Guadeloupe relance la polémique. Pourtant, selon l’UFC-Que Choisir, certains constructeurs ont continué d’équiper leurs véhicules avec ces dispositifs jusqu’en 2017, voire jusqu’en 2020 — bien après le lancement de campagnes de rappel. L’association dénonce des rappels trop flous, trop tardifs, et accuse les marques de tromperie aggravée et de mise en danger délibérée de la vie d’autrui. Les groupes visés comprennent aussi les filiales concernées : Audi, Seat, Skoda pour Volkswagen, Lexus et Subaru pour Toyota.

Un silence qui dure, une plainte qui secoue

Ce n’est pas la première fois que le dossier Takata secoue le secteur. En janvier déjà, Citroën et Stellantis étaient ciblés. Mais l’UFC réclame désormais des réponses à la hauteur : une commission parlementaire pour faire toute la lumière, et des sanctions pour les constructeurs restés sourds aux alertes. « Chaque professionnel doit répondre de ses manquements dans ce scandale », martèle la présidente Marie-Amandine Stévenin. Dix ans après les premières alertes, la responsabilité des marques pourrait désormais se jouer aussi… devant la justice pénale.

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