Ce mardi 22 avril, deux rassemblements sont organisés en parallèle du procès de Joël Le Scouarnec, accusé d’agressions sexuelles sur des dizaines de mineurs. L’un se tiendra à Vannes, devant le tribunal où se déroule l’audience, et l’autre à Paris, devant le siège du Conseil national de l’Ordre des médecins. À l’initiative de nombreuses associations, ces manifestations visent à dénoncer la « déresponsabilisation coupable » des institutions et à réclamer une refonte en profondeur du système médical, jugé complice par son silence prolongé.
L’Ordre des médecins dans le viseur
Les critiques se concentrent en particulier sur l’Ordre des médecins, qui n’a jamais sanctionné Joël Le Scouarnec, malgré une condamnation dès 2005. Plusieurs victimes dénoncent l’absence de réaction des chambres disciplinaires, qui ont permis à l’ex-chirurgien de continuer à exercer pendant plus d’une décennie. Les associations réclament notamment la suppression du pouvoir disciplinaire de l’Ordre et l’intégration des violences sexuelles dans les politiques de santé publique. Le procès, suivi de près par l’opinion, remet en lumière l’inaction prolongée des structures censées protéger les patients, notamment les plus vulnérables.