Un rapport d’expertise alerte sur l’état préoccupant des installations accueillant les orques du parc Marineland d’Antibes, fermé depuis plus d’un an. Selon ce document, rédigé par deux vétérinaires mandatés par la justice à la demande de l’ONG Sea Shepherd, le bassin des orques présente une « dégradation structurelle avancée ».
Les experts indiquent que les deux orques encore présentes, Wikie (24 ans) et son fils Keijo (12 ans), ainsi que les douze dauphins du parc, sont dans un état de santé compatible aussi bien avec un maintien sur place qu’avec un transfert. Toutefois, le complexe de cinq bassins construit en 2001 est fragilisé par des mouvements du sous-sol. S’il reste fonctionnel grâce à des opérations de maintenance, il pourrait, selon le rapport, s’effondrer à tout moment.
Un avenir suspendu aux décisions des autorités
En cas de défaillance majeure, l’absence de matériel et de personnel permettant un transfert d’urgence rendrait la situation critique, la seule issue évoquée étant alors l’euthanasie des animaux. Les vétérinaires rappellent par ailleurs que les orques sont des animaux sociaux, qui devraient vivre en groupe d’au moins trois individus, comme l’exigeait la réglementation avant la loi de 2021 interdisant progressivement la captivité des cétacés en France.
Plusieurs pistes de transfert ont été évoquées ces derniers mois, notamment vers l’Espagne, le Japon ou un futur sanctuaire en Nouvelle-Écosse, sans aboutir à ce stade. Concernant les dauphins, le rapport estime que leurs conditions actuelles sont satisfaisantes et compatibles avec un maintien sur place, ce qui pourrait faciliter leur transfert envisagé vers le ZooParc de Beauval, malgré les réserves exprimées par certaines ONG.