Les musiques électroniques ont officiellement intégré, mercredi, la liste du patrimoine culturel immatériel français, marquant une reconnaissance symbolique pour un courant longtemps marginalisé. La ministre de la Culture, Rachida Dati, a salué cette inscription, estimant que ces musiques « ont toute leur place dans le patrimoine immatériel national ».
Portée depuis plusieurs années par des acteurs du secteur, notamment l’association Technopol, cette reconnaissance met en lumière la contribution française à l’histoire de la musique électronique, incarnée par la French Touch et des artistes majeurs comme Jean-Michel Jarre, Daft Punk, Justice, Cassius ou Kavinsky. Les racines de ce mouvement remontent aux premières expérimentations sonores du XXᵉ siècle, notamment avec les ondes Martenot dès 1928.
Une première étape vers l’Unesco
Pour les défenseurs de ces musiques, cette inscription constitue une avancée historique. Le président de Technopol, Tommy Vaudecrane, a rappelé le chemin parcouru depuis une époque où la techno était « diabolisée », évoquant aujourd’hui une reconnaissance porteuse de fierté. Cette décision ouvre la voie à une candidature au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, soutenue par le président Emmanuel Macron.
Les musiques électroniques rejoignent ainsi d’autres expressions culturelles déjà inscrites, comme le fest-noz, la baguette de pain ou les parfums de Grasse. Elles figurent parmi les nouvelles entrées de 2025, aux côtés notamment de la haute couture, du Debaa de Mayotte et des quadrilles créoles de Guadeloupe, soulignant la diversité du patrimoine culturel vivant français.