L’envoyé spécial américain pour le Liban, Thomas Barrack, a déclaré lundi qu’Israël devait se conformer à un plan prévoyant le désarmement progressif du Hezbollah d’ici la fin de l’année, en échange de l’arrêt de ses opérations militaires au Liban.
Ce plan, présenté comme une feuille de route en plusieurs étapes, prévoit que les groupes armés libanais remettent leurs arsenaux tandis que l’armée israélienne mettrait fin à ses frappes terrestres, aériennes et maritimes, et procéderait au retrait de ses forces du sud du Liban.
L’annonce intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Israël et le Hezbollah, marquées par une intensification des échanges de tirs et des opérations militaires depuis plusieurs mois le long de la frontière. Selon Barrack, cette initiative vise à ouvrir la voie à une désescalade durable et à stabiliser la région, tout en réaffirmant le rôle central de l’armée libanaise dans la sécurité nationale.
Si le plan a été accueilli avec prudence par certains responsables libanais, il suscite de vives interrogations quant à sa faisabilité. Le Hezbollah, considéré comme une organisation terroriste par Israël et plusieurs pays occidentaux mais influent au sein de la politique libanaise, n’a pas encore réagi publiquement à la proposition.
Du côté israélien, aucune déclaration officielle n’avait été faite dans l’immédiat. Mais les autorités à Jérusalem ont régulièrement affirmé que le désarmement du Hezbollah constituait une condition essentielle pour toute solution de long terme.
Cette médiation américaine s’inscrit dans une série de tentatives diplomatiques visant à éviter un embrasement généralisé au Moyen-Orient, alors que la guerre à Gaza et les tensions avec l’Iran continuent d’alimenter un climat d’instabilité régionale.