TEL AVIV — Plusieurs compagnies aériennes internationales ont suspendu leurs vols à destination et en provenance d’Israël après qu’un missile tiré le 4 mai par les rebelles houthis du Yémen a atterri à proximité de l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, ravivant les craintes sécuritaires autour du principal hub aérien du pays.
Cette nouvelle vague de suspensions intervient alors que le trafic aérien avait commencé à reprendre progressivement depuis janvier, après la signature d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. De nombreuses compagnies avaient interrompu leurs liaisons pendant plus d’un an, dans la foulée de l’attaque du 7 octobre 2023 et de la guerre à Gaza qui s’en est suivie.
Voici un aperçu des décisions prises par les transporteurs concernés :
- Aegean Airlines (Grèce) a suspendu ses vols vers Tel Aviv jusqu’au 16 mai, avec une annulation partielle le 17 mai.
- AirBaltic (Lettonie) a annulé tous ses vols jusqu’au 20 mai.
- KLM (Pays-Bas), filiale du groupe Air France-KLM, a interrompu ses opérations jusqu’au 30 mai.
- Air India prévoit une suspension des liaisons avec Israël jusqu’au 25 mai.
- Delta Air Lines (États-Unis) a indiqué que ses vols pourraient être affectés jusqu’au 25 mai.
- British Airways (Royaume-Uni) suspend ses vols jusqu’au 14 mai, tandis que Iberia Express, sa filiale low-cost, ne desservira pas Tel Aviv avant le 31 mai.
- ITA Airways (Italie) a annulé ses vols jusqu’au 18 mai, et deux autres prévus le 19 mai.
- LOT Polish Airlines a également suspendu ses vols jusqu’au 14 mai.
- Lufthansa Group (Allemagne), incluant Lufthansa, Swiss et Austrian Airlines, suspend ses vols jusqu’au 18 mai.
- Ryanair, le plus grand transporteur low-cost d’Europe, a annulé ses vols jusqu’au 21 mai.
- United Airlines (États-Unis) prévoit des perturbations possibles jusqu’au 18 mai.
- Wizz Air (Hongrie) a suspendu ses vols jusqu’au 14 mai.
La proximité de l’impact du missile houthi avec l’aéroport a ravivé des préoccupations concernant la sécurité du trafic aérien dans la région, notamment dans un contexte de tensions régionales persistantes, malgré les efforts de médiation en cours. Les compagnies aériennes invoquent des « risques opérationnels élevés » et suivent de près l’évolution de la situation.
Pour Israël, cette suspension représente un nouveau coup dur pour l’économie et le secteur touristique, alors que le pays tente de restaurer une certaine stabilité après des mois de conflit. Il reste à voir si les mesures de sécurité renforcées suffiront à rassurer les compagnies dans les semaines à venir.