Israël a annoncé lundi être disposé à soutenir le Liban dans ses efforts pour désarmer le Hezbollah, à la suite de la décision du gouvernement libanais d’approuver les grandes lignes d’un plan américain visant à réduire l’influence militaire du groupe chiite soutenu par l’Iran. Cette déclaration intervient alors que le Liban demeure profondément divisé sur la question du rôle du Hezbollah, considéré par certains comme un mouvement de résistance et par d’autres comme un facteur de déstabilisation.
Début août, le cabinet libanais a donné son accord de principe à une feuille de route proposée par Washington, prévoyant le désarmement du Hezbollah et d’autres factions armées. Selon le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, si l’armée libanaise entame la mise en œuvre de ce plan, Israël pourrait envisager des gestes réciproques. Ces mesures incluraient notamment une réduction de sa présence militaire le long de la frontière, dans le cadre d’un mécanisme de sécurité placé sous l’égide des États-Unis.
La proposition, portée par l’envoyé américain Tom Barrack, constitue à ce jour l’initiative la plus détaillée visant à limiter la puissance militaire du Hezbollah. Mais le groupe a catégoriquement rejeté à plusieurs reprises toute perspective de désarmement, en particulier après sa guerre contre Israël fin 2024, qui a causé d’importantes destructions au Liban.
Un cessez-le-feu négocié par les États-Unis en novembre dernier avait mis fin au conflit, appelant le Liban à saisir toutes les armes jugées « non autorisées » sur son territoire et Israël à cesser ses opérations offensives contre des cibles libanaises. Cependant, depuis cet accord, l’État hébreu a maintenu des troupes sur cinq positions stratégiques de la frontière sud et a poursuivi ses frappes aériennes contre ce qu’il considère comme des infrastructures du Hezbollah.
L’annonce israélienne marque une évolution significative du discours officiel, alors que la mise en œuvre d’un tel plan dépendra autant de la volonté politique à Beyrouth que de la capacité des autorités libanaises à imposer une décision controversée au sein d’un pays profondément fragmenté.