Gaza : une frappe israélienne sur une école-shelter fait au moins 16 morts, dont des femmes et des enfants
Gaza : une frappe israélienne sur une école-shelter fait au moins 16 morts, dont des femmes et des enfants

Au moins 16 personnes ont été tuées, dont plusieurs femmes et enfants, lors d’une frappe aérienne israélienne sur une école transformée en abri dans la bande de Gaza, ont annoncé lundi les services d’urgence du ministère de la Santé gazaoui. L’attaque, survenue dans la région densément peuplée de Jabaliya, a également fait de nombreux blessés.

Selon les autorités sanitaires locales, cinq enfants et quatre femmes figurent parmi les victimes de cette frappe qui a visé une école abritant des civils déplacés. Aucune réaction immédiate de l’armée israélienne n’a été communiquée concernant cette frappe spécifique. Israël affirme généralement ne viser que des combattants du Hamas, tout en accusant le groupe islamiste d’utiliser les zones civiles comme boucliers humains.

Cette nouvelle attaque survient alors que le président américain Donald Trump entame une tournée diplomatique au Moyen-Orient, avec des étapes prévues en Arabie Saoudite, au Qatar et aux Émirats arabes unis. Ce voyage s’inscrit dans un contexte régional marqué par une recrudescence des hostilités et une aggravation rapide de la crise humanitaire à Gaza.

Depuis la fin du cessez-le-feu il y a deux mois, Israël a intensifié ses opérations militaires dans la bande de Gaza, tout en maintenant un blocus strict sur les denrées alimentaires, les médicaments et d’autres produits essentiels. Cette situation pousse les habitants à bout, alors que les hôpitaux, privés de ressources, ne parviennent plus à nourrir leurs patients.

Dans le même temps, la perspective d’une libération partielle des otages suscite des réactions partagées en Israël. Plusieurs proches de captifs ont salué l’annonce de la prochaine libération d’Edan Alexander, un soldat israélo-américain retenu à Gaza, mais s’inquiètent du sort des autres. « Trump va le sauver. Qui sauvera Gali et Ziv ? », a déclaré Maccabit Mayer, tante de deux frères captifs, à la radio militaire israélienne. Certains accusent le gouvernement de privilégier des considérations politiques au détriment du sort des otages.

Deux responsables du Hamas ont confirmé à l’Associated Press qu’Alexander, dernier otage américain vivant à Gaza, serait libéré dans les prochaines 48 heures, dans le cadre d’efforts pour rétablir un cessez-le-feu, rouvrir les points de passage et permettre l’acheminement de l’aide humanitaire. Cette annonce, validée par l’envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, survient à la veille de la visite du président dans la région.

La situation humanitaire continue par ailleurs de se dégrader dramatiquement. Les ONG alertent sur une hausse rapide de la malnutrition. Les distributions de nourriture sont suspendues, les cuisines solidaires ferment les unes après les autres, et les marchés sont presque vides. Dans les hôpitaux, les familles tentent d’apporter de quoi nourrir leurs proches, alors que les médecins observent une perte de poids significative chez les patients.

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