Une attaque de drone contre une base aérienne britannique à Chypre a ravivé les appels à mettre fin à la présence militaire du Royaume-Uni sur l’île méditerranéenne, certains responsables politiques craignant que le pays ne soit entraîné dans le conflit régional impliquant l’Iran.
Le drone a frappé cette semaine la base d’Akrotiri, territoire souverain britannique situé sur l’île. L’attaque, attribuée selon des responsables de sécurité à un drone iranien tiré par le Hezbollah, allié de Téhéran, n’a fait aucun blessé mais a causé des dégâts limités.
L’incident a déclenché une alerte maximale autour de la base et entraîné l’évacuation de civils vivant à proximité. Il intervient dans un contexte d’escalade militaire au Moyen-Orient, alors que la guerre impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran s’étend progressivement à d’autres zones de la région.
La présence militaire britannique à Chypre remonte à l’indépendance de l’île en 1960. À cette époque, Londres avait conservé deux bases souveraines, Akrotiri et Dhekelia, qui restent aujourd’hui des territoires britanniques.
Depuis plusieurs années, certains responsables politiques chypriotes expriment leur malaise face à ces installations militaires héritées de l’époque coloniale. L’attaque de drone a relancé les appels à un réexamen juridique de leur statut.
Pour l’instant, aucune décision concrète n’a été prise pour demander la fermeture des bases. Toutefois, selon des analystes, le débat montre à quel point l’escalade du conflit au Moyen-Orient risque de compliquer davantage la situation géopolitique dans toute la région.