Un rapport de l’ONU accuse Israël d’un crime de guerre après une frappe contre une prison iranienne
Un rapport de l’ONU accuse Israël d’un crime de guerre après une frappe contre une prison iranienne

Une enquête des Nations unies a estimé qu’une frappe aérienne israélienne contre la prison d’Evin à Téhéran constituait un crime de guerre. Cette conclusion a été présentée lundi devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU par la mission internationale indépendante chargée d’enquêter sur la situation en Iran.

Selon la présidente de la mission, Sara Hossain, il existe des « motifs raisonnables de croire » que l’attaque contre cette prison a été dirigée intentionnellement contre un objectif civil. Or, selon le droit international humanitaire, viser délibérément des infrastructures civiles peut constituer un crime de guerre.

La prison d’Evin est l’un des établissements pénitentiaires les plus connus d’Iran, notamment parce qu’elle accueille de nombreux prisonniers politiques et des détenus étrangers. Les autorités iraniennes avaient indiqué que plus de 70 personnes avaient été tuées lors du bombardement survenu en juin dernier, au cours d’une phase de confrontation militaire entre Israël et l’Iran.

Le site pénitentiaire a également subi de nouveaux dégâts lors des frappes américano-israéliennes récentes visant des infrastructures en Iran. Ces bombardements ont suscité de fortes inquiétudes concernant la sécurité des détenus, parmi lesquels se trouverait un couple britannique.

Les experts de l’ONU ont également mis en garde contre le risque d’une répression accrue en Iran dans le contexte de la guerre actuelle. Selon eux, les tensions militaires pourraient conduire les autorités iraniennes à renforcer les restrictions et les mauvais traitements à l’encontre des prisonniers.

Israël n’a pas participé au débat organisé au Conseil des droits de l’homme à Genève sur cette question. Le gouvernement israélien n’a pas immédiatement réagi aux conclusions présentées par la mission d’enquête des Nations unies.

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