Trump qualifie le fentanyl d’« arme de destruction massive » et durcit la guerre contre la drogue (AP)
Trump qualifie le fentanyl d’« arme de destruction massive » et durcit la guerre contre la drogue (AP)

Le président américain Donald Trump a signé un décret qualifiant le fentanyl d’« arme de destruction massive », une décision sans précédent pour un stupéfiant, qui élargit fortement les pouvoirs du gouvernement fédéral dans la lutte contre le trafic de cet opioïde synthétique responsable de dizaines de milliers de morts par surdose chaque année aux États-Unis.

Cette nouvelle classification permet notamment de renforcer le rôle du Pentagone et des services de renseignement dans la lutte antidrogue. Elle marque un tournant stratégique, en traitant le fentanyl non plus seulement comme une crise de santé publique, mais comme une menace directe pour la sécurité nationale, au même titre que les armes chimiques ou biologiques.

Selon des responsables américains, cette approche pourrait ouvrir la voie à des actions plus agressives à l’étranger. L’administration Trump n’exclut pas des interventions militaires ciblées contre des réseaux de trafic opérant au Venezuela, en Colombie ou au Mexique, dans le cadre d’une stratégie visant à perturber les routes d’acheminement de la drogue vers les États-Unis.

Toutefois, cette escalade suscite des interrogations juridiques. Des experts en droit international et constitutionnel mettent en doute la légalité de frappes militaires contre des navires soupçonnés de transporter des stupéfiants, estimant que de telles opérations pourraient dépasser le cadre légal actuel et créer des précédents controversés.

La Maison Blanche défend de son côté une réponse qu’elle juge proportionnée à l’ampleur de la crise. Pour Donald Trump, le fentanyl représente une menace existentielle pour la société américaine, justifiant une mobilisation exceptionnelle de l’appareil sécuritaire et militaire du pays.

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