Trump accorde deux nouveaux pardons liés à l'assaut du Capitole , relançant la polémique sur son usage du pouvoir présidentiel (AP Photo/Julio Cortez, File)
Trump accorde deux nouveaux pardons liés à l'assaut du Capitole , relançant la polémique sur son usage du pouvoir présidentiel (AP Photo/Julio Cortez, File)

Le président Donald Trump a accordé samedi deux nouveaux pardons à des personnes impliquées, de près ou de loin, dans l’enquête sur l’assaut du Capitole en 2021. Parmi elles figure une femme condamnée pour avoir menacé de tirer sur des agents du FBI venus la questionner, ainsi qu’un homme resté en prison en raison d’une infraction distincte liée à la détention illégale d’armes.

Une stratégie assumée de protection des soutiens jugés persécutés

Suzanne Ellen Kaye avait été condamnée à 18 mois de prison après avoir diffusé une vidéo affirmant qu’elle ferait usage de son arme si des agents se présentaient chez elle. Le FBI l’avait contactée après un signalement l’associant potentiellement aux événements du 6 janvier, ce qu’elle a toujours nié. Elle n’avait d’ailleurs été inculpée pour aucun acte en lien direct avec l’assaut du Capitole. Pour la Maison Blanche, il s’agit d’un cas de liberté d’expression politique ayant été jugé de manière excessive, d’autant que Kaye souffrirait de crises convulsives déclenchées par le stress.

Dans un dossier distinct, Trump a également pardonné Daniel Edwin Wilson, un homme de Louisville dont la maison avait été perquisitionnée alors qu’il était visé dans le cadre de l’enquête sur le 6 janvier. Les autorités avaient découvert six armes à feu et près de 4 800 munitions chez cet ancien détenu, interdit de possession d’armes. Sa condamnation pour détention illégale d’armes l’avait maintenu derrière les barreaux malgré la vaste amnistie présidentielle prononcée en janvier pour les participants aux émeutes.

Wilson, qui devait rester emprisonné jusqu’en 2028, a été libéré vendredi soir. Son avocat a salué une décision réparant selon lui une injustice, permettant à son client de retrouver sa famille. Les enquêteurs avaient accusé Wilson d’avoir préparé sa venue à Washington avec l’intention d’empêcher la certification du vote, et d’avoir échangé avec des membres des Oath Keepers ou des Three Percenters. Lors de son procès, l’homme avait exprimé des regrets, tout en disant avoir agi avec de bonnes intentions.

Ces nouveaux pardons s’ajoutent aux centaines déjà accordés par Trump depuis son retour au pouvoir pour effacer les condamnations de nombreux émeutiers du Capitole. Ils illustrent une ligne revendiquée par la Maison Blanche, qui considère que ces poursuites auraient été instrumentalisées sous l’administration Biden. Une position qui continue de susciter de vives critiques de la part du ministère de la Justice et de nombreux observateurs, inquiets des signaux envoyés en matière d’État de droit.

Que retenir rapidement ?

Le président Donald Trump a accordé samedi deux nouveaux pardons à des personnes impliquées, de près ou de loin, dans l’enquête sur l’assaut du Capitole en

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