Téhéran exclut tout contact avec Washington pour des négociations de paix (AP)
Téhéran exclut tout contact avec Washington pour des négociations de paix (AP)

L’Iran n’a pris contact ni directement ni indirectement avec les États-Unis au sujet d’éventuelles négociations visant à mettre fin au conflit, a déclaré mardi l’ambassadeur iranien auprès des Nations unies à Genève. Cette prise de position intervient trois jours après le lancement de frappes conjointes américaines et israéliennes contre l’Iran.

De nouvelles explosions ont secoué Téhéran mardi, tandis que les marchés financiers mondiaux ont reculé face aux craintes d’une perturbation durable des approvisionnements énergétiques. Interrogés sur la durée potentielle de la guerre, le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont donné des réponses évasives.

Ali Bahreini, chef de la mission iranienne auprès de l’ONU à Genève, a affirmé que Téhéran n’avait engagé aucune démarche auprès de Washington pour désamorcer la crise ou relancer les négociations sur son programme nucléaire. « Pour le moment, nous sommes très sceptiques quant à l’utilité de telles négociations… Le seul langage pour dialoguer avec les États-Unis est celui de la défense », a-t-il déclaré aux journalistes.

« Je ne pense pas que ce soit le moment d’entamer des négociations de notre côté », a-t-il ajouté, écartant toute perspective immédiate de dialogue. Ces propos contrastent avec les discussions tenues jeudi dernier à Genève entre négociateurs iraniens et américains, sous médiation omanaise, que Mascate avait jugées constructives.

Deux jours après ces pourparlers, les États-Unis et Israël ont lancé leurs frappes aériennes, tuant le guide suprême iranien Ali Khamenei ainsi que d’autres hauts responsables, selon les autorités impliquées. L’Iran a riposté en tirant missiles et drones contre des États arabes du Golfe et Israël, et en bloquant la navigation dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial et d’importants volumes de gaz, accentuant le risque d’une crise énergétique internationale.

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