Tommy Robinson, figure de la mouvance identitaire britannique, sortira de prison la semaine prochaine, plus de deux mois avant la fin officielle de sa peine. Âgé de 42 ans, le fondateur de l’English Defence League avait été condamné en octobre 2024 à 18 mois d’incarcération pour avoir violé à plusieurs reprises une décision de justice l’empêchant de proférer des propos diffamatoires à l’encontre d’un jeune réfugié syrien.
Une libération anticipée sous conditions
La Haute Cour de justice britannique a finalement décidé, ce mardi 20 mai, d’écourter sa détention. Le juge a justifié cette décision par un « changement d’attitude » de l’intéressé, malgré son « absence de remords » initiale. Robinson aurait désormais pris conscience des conséquences judiciaires d’une nouvelle violation et s’est engagé à respecter l’injonction qui le visait depuis 2021. Son appel pour une libération anticipée, rejeté en avril, avait mis en avant une détérioration de son état mental en raison d’un placement à l’isolement pour raisons de sécurité.
Connu pour ses multiples condamnations passées (dont une incarcération pour outrage au tribunal en 2018) Tommy Robinson continue de diviser l’opinion au Royaume-Uni. Plusieurs manifestations ont été organisées en sa faveur, notamment en février dernier, où des milliers de personnes l’ont soutenu dans les rues de Londres, le qualifiant de « prisonnier politique ». Une mobilisation à laquelle Elon Musk avait publiquement apporté son appui.
Il devait initialement être libéré le 26 juillet. Sa peine est désormais réduite, mais le militant reste sous la menace de nouvelles poursuites en cas de récidive.