Procès de Boualem sansal le 14 juin : malade et emprisonné, l’acharnement algérien se poursuit
Procès de Boualem sansal le 14 juin : malade et emprisonné, l’acharnement algérien se poursuit

Malgré son âge avancé et un cancer déclaré, Boualem Sansal reste incarcéré dans une prison algérienne, condamné à cinq ans pour des propos jugés subversifs. L’écrivain de 80 ans avait évoqué, dans une interview accordée en octobre 2023 au média « Frontières », l’héritage colonial complexe des frontières algériennes, notamment vis-à-vis du Maroc. Pour le régime quasi-dictatorial d’Alger, ce simple constat historique est devenu un crime contre la nation. Après un procès expéditif en mars, le recours en appel a été reporté au 24 juin, officiellement pour permettre à Sansal de préparer sa défense.

la France impuissante face à un régime autoritaire

Face à cette affaire aux relents de procès politique, Paris tente en vain d’obtenir un geste de clémence. Le ministre Jean-Noël Barrot a demandé un « geste d’humanité », tandis qu’Emmanuel Macron avait déjà sollicité sa libération. Mais le régime algérien reste inflexible, préférant humilier un intellectuel respecté plutôt que de renoncer à sa posture autoritaire. Depuis l’automne 2024, les tensions diplomatiques n’ont cessé de croître entre les deux pays, avec expulsions croisées de diplomates et gel des coopérations.

Boualem Sansal n’a fait que penser et parler librement. Pour ce simple usage de la parole, il est désormais enfermé, affaibli, privé de soins adaptés. Cette obstination à maintenir en détention un vieil homme malade témoigne du mépris du régime algérien pour la liberté d’expression, la dignité humaine et la critique intellectuelle.

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