Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, s’est rendu jeudi à Mascate, la capitale omanaise, pour participer à de nouvelles négociations nucléaires avec les États-Unis prévues vendredi. Il conduit une délégation diplomatique iranienne dans le cadre de pourparlers qualifiés de sensibles par les deux parties.
Ces discussions, qui se tiendront à Oman, ont été confirmées par des responsables iraniens et américains, malgré des désaccords persistants sur leur périmètre. Washington souhaite que les négociations portent non seulement sur le programme nucléaire iranien, mais aussi sur l’arsenal de missiles de Téhéran, une exigence rejetée par l’Iran, qui affirme vouloir limiter les échanges à la seule question nucléaire.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré que l’Iran participerait aux discussions « avec autorité » et dans l’objectif de parvenir à « un accord juste, mutuellement acceptable et digne ». Il a ajouté espérer que la partie américaine s’engagerait dans le processus « avec responsabilité, réalisme et sérieux ».
Ces pourparlers interviennent dans un contexte régional particulièrement tendu. Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient, tandis que plusieurs acteurs régionaux redoutent qu’une nouvelle escalade ne débouche sur un conflit plus large aux conséquences imprévisibles.
Oman, qui joue de longue date un rôle de médiateur discret entre l’Iran et les États-Unis, accueille ces discussions dans l’espoir de faciliter un dialogue constructif. Mascate a déjà servi de cadre à des échanges indirects par le passé, notamment lors des négociations ayant conduit à l’accord nucléaire de 2015.
Alors que les efforts diplomatiques se poursuivent, l’issue de ces discussions reste incertaine. Les divergences de fond entre Washington et Téhéran demeurent profondes, mais les deux camps semblent vouloir tester une nouvelle fois la voie du dialogue afin d’éviter une confrontation militaire directe.