La tension est montée d’un cran entre Paris et Jérusalem après les propos d’Emmanuel Macron, qui a qualifié mardi l’attitude d’Israël à Gaza de « honte » et de « politiquement inacceptable ». En réponse, Benyamin Netanyahou a accusé ce mercredi le président français de « relayer la propagande ignoble » du Hamas et de « se ranger du côté d’une organisation terroriste islamiste meurtrière ». Pour le chef du gouvernement israélien, ces déclarations reviennent à « exiger qu’Israël se rende » face au terrorisme.
Une fracture assumée entre Paris et Jérusalem
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a renchéri en déclarant que Macron n’avait « pas de leçons de morale à donner », tout en évoquant l’Histoire pour justifier la fermeté de Tsahal. Depuis la reprise de l’offensive militaire le 18 mars, après une trêve de deux mois, Israël bloque l’aide humanitaire et promet d’« achever l’opération » contre le Hamas. Dans ce contexte, la France s’isole en Europe par la fermeté de sa critique, tandis que Netanyahou assume désormais une stratégie de rupture avec les partenaires occidentaux les plus critiques.