La grève nationale des travailleurs de Postes Canada est entrée mercredi dans son septième jour, alors que les employés multiplient les manifestations contre les réformes annoncées par le gouvernement, jugées néfastes pour les salariés et les usagers.
À Toronto, un peu plus d’une centaine de postiers se sont rassemblés au centre-ville à l’appel du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP). Le mouvement, qui s’étend à l’échelle du pays, vise à obtenir une nouvelle convention collective et à faire barrage aux coupes budgétaires qui prévoient notamment la fin de la livraison à domicile et la fermeture de bureaux de poste en zones rurales.
Les manifestants dénoncent des mesures qui fragiliseraient un service public essentiel. « Ils veulent démanteler une institution qui a été l’épine dorsale du Canada pendant plus de 100 ans. Nous ne pouvons pas les laisser faire », a déclaré Graham Bulmer, employé de Postes Canada depuis près de dix ans.
Le gouvernement, de son côté, insiste sur la nécessité de réformes profondes pour sauver l’entreprise publique. Le premier ministre Mark Carney a affirmé que Postes Canada perdait des millions de dollars chaque année et qu’une restructuration s’imposait. « Le service postal est essentiel. Nous avons besoin d’un service viable. La situation est difficile actuellement », a-t-il déclaré.
Les syndicats soulignent que les réductions envisagées auront un impact disproportionné sur les communautés rurales et autochtones, déjà confrontées à un accès limité aux services publics. « Les bureaux de poste sont au cœur de ces communautés. Nous protégeons nos quartiers, nous connaissons les gens et nous jouons un rôle essentiel dans leur quotidien », a témoigné Denise, factrice à Toronto.
Le bras de fer entre le gouvernement et les syndicats se durcit alors que le courrier reste largement bloqué et que l’incertitude plane sur la durée du mouvement social.
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