La majorité des évêques catholiques récemment nommés aux États-Unis par Léon XIV ont publiquement appelé à un meilleur traitement des migrants, une orientation qui pourrait influencer la réponse de l’Église américaine face aux politiques migratoires controversées de l’administration de Donald Trump.
Sur les treize nominations effectuées à ce jour, au moins dix évêques se sont exprimés en faveur d’une approche plus humaine de l’immigration. Parmi eux figure le nouvel archevêque de New York, désigné pour succéder au cardinal conservateur Timothy Dolan. Plusieurs de ces prélats ont critiqué la dureté des politiques actuelles, certains les qualifiant de cruelles, tandis que d’autres ont insisté sur la nécessité de respecter les procédures légales avant toute expulsion.
Selon un cardinal américain proche du pape, cette série de nominations illustre une évolution doctrinale claire : la défense des migrants s’inscrit désormais pleinement dans l’enseignement pro-vie de l’Église catholique, qui affirme le caractère sacré de la vie humaine de la conception à la mort. Cette position concerne l’ensemble des fidèles, soit environ 1,4 milliard de personnes dans le monde.
Plusieurs des nouveaux évêques ont déjà participé à des manifestations ou accompagné des migrants lors de procédures judiciaires, signalant une volonté d’engagement concret sur le terrain. Cette dynamique, impulsée depuis le Vatican, pourrait redéfinir le rôle public de l’Église catholique aux États-Unis dans le débat sur l’immigration et accentuer les tensions avec la Maison-Blanche sur cette question sensible.