La Norvège alerte sur une intensification de l’espionnage russe dans l’Arctique (AP)
La Norvège alerte sur une intensification de l’espionnage russe dans l’Arctique (AP)

Les services de sécurité norvégiens ont averti vendredi d’une hausse attendue des activités d’espionnage russes en Norvège en 2026, avec un intérêt croissant pour les régions arctiques du pays et l’archipel du Svalbard. Le Service de sécurité intérieure norvégien (PST) a également mis en garde contre des risques accrus de sabotage.

Selon le PST, la Russie devrait concentrer davantage ses efforts de renseignement sur le nord de la Norvège, une zone stratégique en raison de sa proximité avec la Russie, de ses ressources énergétiques et de son importance militaire croissante. Les autorités redoutent que des infrastructures critiques, notamment énergétiques, soient ciblées, que ce soit par des actions physiques ou par des cyberattaques.

La Norvège est devenue un acteur clé de la sécurité énergétique européenne depuis le début de la guerre en Ukraine, en tant que premier fournisseur de gaz par pipeline du continent. Cette position renforce, selon Oslo, l’intérêt des services de renseignement russes pour ses installations offshore, ses réseaux de transport et ses capacités numériques.

S’exprimant lors de la conférence annuelle Arctic Frontiers à Tromsø, le Premier ministre Jonas Gahr Støre a souligné que la région arctique gagnait en importance stratégique, appelant à une vigilance accrue face aux menaces hybrides.

Le PST a indiqué que le Svalbard, archipel sous souveraineté norvégienne mais régi par un traité international, constituait un point d’attention particulier en raison de sa situation géographique et de l’intérêt de Moscou pour l’Arctique. Les autorités norvégiennes estiment que les activités russes pourraient inclure la surveillance d’installations civiles et militaires, ainsi que des tentatives d’influence ou de déstabilisation.

Face à ces risques, la Norvège affirme renforcer sa coopération avec ses alliés et investir davantage dans la protection de ses infrastructures critiques, alors que les tensions géopolitiques restent élevées dans le Grand Nord.

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