La légende américaine de la salsa Willie Colón est décédée samedi à l’âge de 75 ans, a annoncé sa famille dans un communiqué. Tromboniste, chanteur et compositeur pionnier, il était l’une des figures majeures du développement de la salsa à New York et en Amérique latine.
« Si nous pleurons son absence, nous nous réjouissons également du don intemporel de sa musique et des précieux souvenirs qu’il a créés et qui vivront à jamais », a déclaré sa famille sur la page Facebook de l’artiste. La cause du décès n’a pas été rendue publique.
Né dans le Bronx de parents portoricains, Willie Colón a enregistré des dizaines d’albums et marqué durablement l’histoire de la musique latine. Il a signé avec le label Fania Records à seulement 15 ans. Deux ans plus tard, en 1967, il sortait son premier album, El Malo, qui s’est vendu à plus de 300 000 exemplaires, selon sa biographie publiée par l’Orchestre philharmonique de Los Angeles. Parmi ses œuvres marquantes figurent également La Gran Fuga (1970) et El Juicio (1972).
La musique de Willie Colón se distinguait par un mélange audacieux de jazz, de rock et de salsa, intégrant des rythmes issus des traditions musicales de Cuba, de Porto Rico, du Brésil et d’Afrique. Son travail explorait notamment les tensions identitaires et culturelles vécues par les Portoricains entre leur île d’origine et les États-Unis.
Au fil de sa carrière, il a contribué à faire de la salsa un phénomène international, devenant une référence pour plusieurs générations d’artistes. Sa disparition marque la fin d’une époque pour la musique latino-américaine, mais son héritage artistique continue d’influencer la scène musicale mondiale.