La Chambre des représentants des États-Unis a rejeté de justesse mercredi deux résolutions visant à limiter les actions du président Donald Trump contre le Venezuela, alors que les spéculations se multiplient sur une possible intervention américaine contre ce pays pétrolier d’Amérique du Sud. Les textes ont été repoussés lors de votes largement partisans, dans un Congrès profondément divisé.
Les résolutions, présentées par des élus démocrates, cherchaient à restreindre les pouvoirs de guerre du président et à empêcher toute action militaire sans l’aval explicite du Congrès. Elles ont toutefois été rejetées par la Chambre à majorité républicaine, illustrant le soutien persistant de ce camp à la ligne dure adoptée par Donald Trump envers le gouvernement vénézuélien de Nicolas Maduro.
Ce vote intervient dans un climat de fortes tensions politiques à Washington, alors que la paralysie du gouvernement fédéral est entrée dans son 33e jour. Dans ce contexte, les inquiétudes se sont accrues parmi certains élus quant à la possibilité que le président utilise la crise internationale pour agir sans contrôle législatif.
Les parlementaires favorables aux résolutions ont dénoncé une nouvelle tentative avortée de réaffirmer le rôle constitutionnel du Congrès en matière de décisions militaires. Plusieurs d’entre eux ont rappelé que des initiatives similaires avaient déjà été rejetées par le passé, sans succès, face à l’opposition républicaine.
Donald Trump doit par ailleurs s’adresser à la nation mercredi soir lors d’un discours exceptionnel, ce qui alimente davantage les interrogations sur ses intentions à l’égard du Venezuela. La Maison Blanche n’a pas officiellement confirmé de projet d’intervention, mais ses déclarations répétées et ses récentes mesures de pression ont nourri les spéculations.
Le rejet de ces résolutions confirme ainsi la difficulté, pour le Congrès, de contenir l’autorité présidentielle en matière de politique étrangère et de sécurité. Il souligne également la polarisation extrême de la vie politique américaine, alors que les tensions avec Caracas continuent de s’inscrire au cœur des débats à Washington.