Un violent incendie s’est déclaré lundi 7 juillet dans un important centre de données de télécommunications situé au cœur du Caire, provoquant des perturbations majeures dans les services de téléphonie et d’internet à travers la capitale égyptienne. Selon un communiqué du ministère de la Santé, au moins 22 personnes ont été blessées dans l’incident, dont plusieurs employés présents sur le site au moment du sinistre.
Le feu a pris dans un immeuble abritant des infrastructures essentielles de communication. D’après un journaliste de la télévision d’État égyptienne, l’incendie a pu être maîtrisé dans la soirée grâce à l’intervention rapide des pompiers, mais les dégâts causés au réseau technique ont immédiatement affecté les communications dans plusieurs quartiers du Caire.
De nombreux habitants ont signalé être dans l’impossibilité de passer des appels téléphoniques ou de se connecter à Internet. Cette interruption a eu des répercussions sur les services publics, les transports, les commerces et l’activité bancaire. Plusieurs entreprises ont également fait état de difficultés pour assurer leurs opérations courantes, en particulier celles dépendant du cloud ou des lignes fixes.
Les causes exactes de l’incendie n’ont pas encore été officiellement communiquées. Une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine du sinistre et évaluer l’ampleur des pertes. Le ministère de l’Intérieur a assuré que toutes les pistes, y compris celle d’une défaillance électrique, sont examinées. Aucun acte criminel n’est pour l’instant suspecté.
Le groupe de télécommunications propriétaire du centre de données n’a pas encore publié de déclaration complète, mais une source interne a indiqué à Reuters que des « efforts sont en cours pour rétablir les services dans les plus brefs délais ». Des équipes techniques sont mobilisées pour rediriger les flux de données vers d’autres nœuds du réseau national.
Cet incident souligne la vulnérabilité des grandes métropoles face aux pannes d’infrastructures critiques, en particulier dans des contextes où les systèmes de secours sont encore insuffisamment développés. Les autorités ont promis une révision des normes de sécurité applicables aux installations sensibles à la suite de cet événement.