Le chancelier allemand Friedrich Merz a affirmé qu’il ne laisserait pas le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) « ruiner » le pays, appelant ses partisans conservateurs à se préparer à une période marquée par une concurrence accrue entre grandes puissances.
S’exprimant lors du congrès de la Union chrétienne-démocrate (CDU) à Stuttgart, Friedrich Merz a réitéré les messages déjà formulés à la Conférence de Munich sur la sécurité : nécessité de renforcer la compétitivité économique, moderniser l’appareil productif et défendre sans ambiguïté les valeurs démocratiques face aux courants populistes.
« Nous ne permettrons pas à ces gens de la soi-disant Alternative pour l’Allemagne de ruiner notre pays », a-t-il déclaré devant les délégués du parti. La présence de l’ancienne chancelière Angela Merkel, ovationnée lors de sa première participation à un congrès depuis son départ en 2021, a marqué la volonté d’afficher l’unité du camp conservateur.
Friedrich Merz, confronté à des sondages serrés avant une série d’élections régionales cette année, a reconnu que certaines réformes promises durant la campagne avaient été perçues comme insuffisamment ambitieuses. Il a promis d’accélérer les changements, tout en rejetant fermement toute complaisance envers l’AfD.
Au-delà du débat intérieur, le chancelier a mis en garde contre un environnement international plus dur, dominé par la rivalité stratégique entre grandes puissances et par des incertitudes quant à la solidité des alliances occidentales. Selon lui, l’Allemagne doit adapter sa politique économique et de sécurité à cette nouvelle donne, tout en préservant sa stabilité démocratique.