Les États-Unis et la Corée du Sud ont insisté sur l’importance stratégique du détroit d’Ormuz pour la stabilité économique mondiale, alors que les tensions au Moyen-Orient continuent de perturber cette voie maritime essentielle.
Lors d’un entretien téléphonique, le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Cho Hyun ont convenu que la sécurisation du détroit était désormais plus cruciale que jamais pour contenir la volatilité des marchés énergétiques.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, est actuellement fortement perturbé par le conflit impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël. Sa fermeture partielle a déjà provoqué une hausse des prix de l’énergie et ravivé les craintes d’inflation à l’échelle internationale.
La Corée du Sud fait partie des pays sollicités par le président américain Donald Trump pour participer à une opération navale visant à sécuriser le passage des pétroliers. Toutefois, Séoul reste prudent quant à une éventuelle implication militaire.
Interrogé par des parlementaires, le ministre Cho Hyun a refusé de préciser si Washington avait officiellement demandé l’envoi de navires de guerre sud-coréens. Il a néanmoins souligné que toute décision serait prise dans le respect de la Constitution et des lois nationales.
« La question de savoir comment nous allons répondre à la demande d’un allié est cruciale », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une approche mesurée face aux enjeux sécuritaires et juridiques.
Cette prudence reflète les hésitations de plusieurs alliés des États-Unis, certains ayant déjà décliné la demande de Washington d’envoyer des forces navales dans la région. Ces réticences compliquent la formation d’une coalition internationale pour sécuriser cette route énergétique vitale.
Dans ce contexte, les discussions entre Washington et ses partenaires asiatiques apparaissent déterminantes pour tenter de stabiliser la situation, alors que les tensions géopolitiques continuent de peser sur l’économie mondiale.