Des voyageurs signalent des blocages pour certains Iraniens à la frontière turque (AP)
Des voyageurs signalent des blocages pour certains Iraniens à la frontière turque (AP)

Des voyageurs et des médias turcs ont indiqué dimanche que certains citoyens iraniens auraient été empêchés de franchir la frontière terrestre vers la Turquie au poste de Kapikoy, dans la province de Van, à l’est du pays. Ces informations interviennent au lendemain des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, qui ont entraîné la mort du guide suprême Ali Khamenei et d’autres hauts responsables.

Selon trois détenteurs de passeports étrangers ayant réussi à traverser la frontière, des retards et des restrictions auraient affecté des ressortissants iraniens côté iranien, notamment au poste de Khoy, dans le nord-ouest du pays. Un voyageur, Arslan Arslan, a déclaré qu’environ 300 à 400 personnes attendaient pour passer en Turquie et qu’un grand nombre de véhicules étaient également immobilisés.

Les raisons exactes de ces retards demeurent floues. Les autorités turques ainsi que l’ambassade d’Iran à Ankara ont affirmé que les trois points de passage frontaliers entre les deux pays restaient ouverts et que les citoyens pouvaient rentrer chez eux.

Sur place, le nombre de personnes en attente dans la province de Van semblait augmenter au fil des heures, selon des témoignages recueillis. La situation reflète l’inquiétude grandissante parmi certains Iraniens après l’escalade militaire et politique qui secoue la région.

Aucune annonce officielle n’a fait état d’une fermeture formelle des frontières, mais la fluidité des passages semble perturbée dans un contexte de forte tension régionale.

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