Des victimes d’attaques menées par le Hamas ont engagé des poursuites contre Binance, l’accusant d’avoir facilité des paiements au profit du groupe armé palestinien grâce à des pratiques de conformité jugées laxistes. La plainte, déposée aux États-Unis, soutient que la plateforme aurait permis le transfert de fonds utilisés pour financer des activités terroristes, ce qui constituerait une violation des lois fédérales.
Les plaignants affirment que Binance a servi de canal financier pour le Hamas et d’autres organisations désignées comme terroristes, en permettant des transactions anonymes ou insuffisamment contrôlées. Ils accusent également la plateforme d’avoir manqué aux obligations de lutte contre le blanchiment d’argent, des failles qui auraient contribué, selon eux, à l’exécution d’attentats meurtriers.
Cette affaire survient un mois après la grâce accordée par le président américain Donald Trump au fondateur de Binance, Changpeng Zhao, qui avait été condamné pour des violations des règles américaines de conformité. Zhao, gracié en octobre, avait plaidé coupable l’année précédente pour manquements aux lois anti-blanchiment.
Binance affirme respecter strictement les régulations internationales et les sanctions, et rejette les accusations selon lesquelles elle aurait intentionnellement facilité des transactions pour des groupes armés. La société n’a toutefois pas souhaité commenter la nouvelle plainte. L’avocat de Zhao a également refusé de s’exprimer.
Les poursuites pourraient avoir des répercussions importantes pour Binance, déjà confrontée à un environnement réglementaire tendu et à un examen accru de ses opérations à l’échelle mondiale. Elles s’inscrivent dans un débat plus large sur la capacité des plateformes de cryptomonnaies à prévenir l’utilisation illicite de leurs services par des groupes armés ou criminels.