Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de mesures qui renforceraient le contrôle d’Israël sur la Cisjordanie occupée et faciliteraient l’acquisition de terres par les colons israéliens, ont rapporté plusieurs médias locaux. Ces décisions, si elles sont pleinement mises en œuvre, marqueraient une nouvelle étape dans l’extension de l’influence israélienne sur un territoire revendiqué par les Palestiniens pour la création d’un futur État indépendant.
La Cisjordanie, dont une grande partie est sous contrôle militaire israélien, comprend également des zones administrées par l’Autorité palestinienne, qui dispose d’une autonomie limitée avec le soutien des pays occidentaux. Les mesures approuvées accorderaient toutefois aux autorités israéliennes des pouvoirs coercitifs accrus sur les Palestiniens, y compris dans certaines zones relevant jusqu’ici de l’administration palestinienne.
Selon les sites d’information israéliens Ynet et Haaretz, citant des déclarations du ministre des Finances Bezalel Smotrich et du ministre de la Défense Israel Katz, le plan prévoit notamment l’abrogation de réglementations en vigueur depuis plusieurs décennies. Celles-ci limitaient jusqu’à présent la capacité de citoyens israéliens juifs à acheter des terres en Cisjordanie.
Les mesures incluraient également l’élargissement des prérogatives israéliennes en matière d’administration de certains sites religieux, ainsi qu’un renforcement de la surveillance et de l’application de la loi dans des domaines tels que les risques environnementaux, la gestion de l’eau et la protection des sites archéologiques. Ces compétences s’étendraient à des zones actuellement sous contrôle administratif palestinien.
Ces annonces interviennent dans un contexte de tensions accrues en Cisjordanie, où les violences impliquant colons israéliens et Palestiniens se sont multipliées ces derniers mois. Les Palestiniens et de nombreuses organisations internationales considèrent la colonisation israélienne comme illégale au regard du droit international, un point de vue rejeté par Israël.
Aucune réaction officielle immédiate de l’Autorité palestinienne n’a été rapportée, mais ces décisions risquent de raviver les critiques internationales et de compliquer davantage toute perspective de reprise du processus de paix. Elles illustrent en outre le poids croissant des partis et responsables favorables à l’expansion des colonies au sein du gouvernement israélien.