Après la mort de Khamenei, Israël frappe de nouveau Téhéran et la région retient son souffle
Après la mort de Khamenei, Israël frappe de nouveau Téhéran et la région retient son souffle

L’armée israélienne a annoncé dimanche avoir lancé une vaste vague de frappes au cœur de Téhéran, au lendemain d’une opération aérienne de grande envergure qui a coûté la vie au guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. Cette nouvelle escalade alimente les craintes d’une instabilité généralisée au Moyen-Orient.

Selon l’armée, l’aviation israélienne a mené des frappes au cours des dernières 24 heures afin d’ouvrir la « voie vers Téhéran ». Quelques heures après que les États-Unis et Israël ont affirmé qu’une frappe aérienne avait tué le dirigeant iranien de 86 ans dans le cadre d’une campagne visant à renverser le gouvernement de la République islamique, les médias d’État iraniens ont confirmé son décès.

Israël et l’Iran ont chacun lancé de nouvelles frappes, tandis que des explosions ont été signalées à Dubaï et à Doha pour la deuxième journée consécutive. En Israël, des sirènes d’alerte aérienne ont retenti dans plusieurs régions. Des manifestations ont également éclaté au Pakistan, tandis que le grand dignitaire chiite irakien Ali al-Sistani a présenté ses condoléances après l’assassinat de Khamenei.

En Iran, la Constitution prévoit que le guide suprême soit désigné par l’Assemblée des experts, un organe clérical de 88 membres chargé de superviser cette fonction et, en théorie, de pouvoir la révoquer. Le guide suprême détient l’autorité ultime dans le pays, en tant que commandant en chef des forces armées et principal décideur en matière de politique étrangère, traditionnellement marquée par la confrontation avec les États-Unis et Israël.

Ali Larijani, conseiller de Khamenei et haut responsable de la sécurité iranienne, a déclaré qu’un conseil de direction temporaire serait mis en place conformément à la Constitution jusqu’à l’élection d’un nouveau dirigeant. La transition s’annonce cruciale, alors que les affrontements militaires se multiplient et que la région semble s’enfoncer dans une nouvelle phase de confrontation ouverte.

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