Le ministère de la Culture met à l’honneur la littérature pour les tout-petits. Ce mercredi 5 novembre 2025, la ministre Rachida Dati a remis à l’autrice et illustratrice Aurore Petit le tout premier Prix du livre pour les bébés, pour son ouvrage Été pop, un imagier cartonné et animé destiné aux enfants de 0 à 3 ans. Une distinction qui vise à rappeler qu’il n’est jamais trop tôt pour découvrir la lecture.
Un imagier sensoriel pour éveiller la curiosité dès le plus jeune âge
Publié par les éditions La Martinière jeunesse, Été pop se présente comme un petit livre pop-up de six pages, conçu pour initier les bébés aux couleurs et aux sensations de l’été. On y retrouve des scènes familières : une abeille qui butine, une baignade en mer, de la crème solaire sur la peau, ou encore un ciel étoilé. Grâce à ses éléments en relief, chaque page s’anime pour offrir une première expérience visuelle et tactile aux jeunes enfants.
Selon l’AFP, la présidente du jury, Soledad Bravi, autrice et illustratrice jeunesse, a salué une création « colorée, sympathique et rigolote », soulignant qu’elle « fonctionne très bien avec les bébés ». Aurore Petit, formée à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, explique quant à elle vouloir « provoquer un grand plaisir aux bébés comme aux parents » à travers ses ouvrages jeunesse, qu’elle publie depuis 2008.
Une distinction symbolique dans une politique plus large de promotion de la lecture
Ce nouveau prix littéraire, doté de 4 000 euros, s’inscrit dans une stratégie plus globale du ministère de la Culture pour encourager la lecture dès la naissance. Lors de la cérémonie, Rachida Dati a rappelé que ce type de livre constitue « un formidable vecteur de lien, d’émotion, d’éveil et de transmission », selon des propos rapportés par l’AFP.
Le lancement du prix accompagne d’autres initiatives récentes du ministère, comme « Ma première carte de bibliothèque », qui encourage les maires à remettre une carte au nom du bébé lors de sa déclaration à l’état civil. Il s’agit, pour les pouvoirs publics, de faire du livre un compagnon de vie dès les premiers mois, et de reconnaître la richesse et la créativité d’un segment éditorial trop souvent sous-estimé.