Laurent Amar, jet-setteur
Laurent Amar et Loana à Cannes

Le 28 janvier dernier, au Four Seasons Hotel à Paris, avait lieu la 47 e cérémonie des Best Awards, une soirée fondée par Massimo Gargia. De nombreuses personnalités issues des médias, du sport, de la télévision, du cinéma, de la chanson et de la jet-set étaient présentes. Parmi elles, Laurent Amar, un jet-setteur intriguant et incontournable des soirées mondaines parisiennes et cannoises. Apparaissant régulièrement en photo dans les médias, c’est aussi un fidèle lecteur d’Entrevue. Une raison supplémentaire de l’interviewer. Laurent nous raconte comment il a intégré le milieu des stars…

Jérôme Goulon: Salut Laurent. Comment as-tu débarqué dans le milieu du show-biz et de la jet-set ?
Laurent Amar: Salut Jérôme, ta question est pertinente, notamment au vu de mes origines sociales et culturelles. Je suis né à Paris et j’étais très éloigné philosophiquement du milieu du star-system que je regardais de loin, avec curiosité, mais sans grand intérêt. J’étais plutôt fan de pop culture, je le suis toujours par ailleurs. Le grand écart s’est produit il y a un peu moins de 20 ans, en plein Festival de Cannes 2006. Un ami me téléphone en me disant : « Lolo, rejoins-moi sur le yacht de la marque Dark Dog », la boisson énergisante ancêtre de Red Bull. « Il y a du champagne, des filles superbes, c’est la fiesta et… il y a plein de stars. » J’ai répondu « Ok j’arrive », et c’est sur ce bateau que j’ai découvert le milieu de la jet-set et du show-biz, avec des personnalités du cinéma, de la musique mais aussi des mondains. Ce fut comme une révélation et je me suis dit : « Ok, dorénavant c’est ça que je veux faire. »

Qu’est-ce qui t’a autant plu dans ce milieu et chez les gens qui le côtoient ?
Benoîtement, je te répondrais les strass et les paillettes, j’aime tout ce qui brille. J’ai adoré nos soirées chez Jean-Roch, car à l’époque, toujours à Cannes en 2006, il y avait sa discothèque éphémère Le Vip Room, où Dark Dog possédait une loge avec 9 bouteilles de vodka à consommer chaque soir, plus tous les à-côtés. Dans la loge, il y avait des photographes de presse, des people, des mannequins superbes dont une avec qui j’ai eu une aventure, et de la fête. Les clients lambda nous regardaient avec envie, j’ai adoré ça. À noter qu’il s’agissait dans ce cas précis du monde de la nuit que je n’ai pas fréquenté longtemps, j’ai plutôt bifurqué vers les mondanités, moins anxiogènes, et plus accessibles à ma personnalité et ma façon d’être. Les boîtes de nuit, c’était fini pour moi.

Que s’est-il passé ensuite ?
Je me suis mis à fréquenter des gens du milieu du spectacle, d’abord en créant une web TV dédiée aux artistes en général. Cette dernière m’a permis d’être en contact avec des comédiens et comédiennes de télévision et de théâtre. Par la suite, des attachés de presse ont commencé à m’inviter à des générales de théâtre et de comédies musicales, avec des cocktails VIP après les représentations en présence des artistes et d’invités prestigieux, où j’ai pu enrichir mon carnet d’adresses de stars. Mais je souhaiterais également souligner l’importance qu’a eu un bar de nuit situé dans le 8e, « ultra-cosy » et dans lequel se retrouvaient les célébrités la semaine et le week-end. Il s’agissait du Mathi’s, créé par l’inoubliable Gérald Nanty. Durant 6 années et jusqu’à sa fermeture, j’ai fréquenté ce lieu mythique des mondanités parisiennes. Grâce au Mathi’s et à Gérald, j’ai pu côtoyer le star-system de manière bien plus intime et cela m’a beaucoup aidé.

Tu connais de nombreuses célébrités, comment en es-tu arrivé à les côtoyer et même à devenir leur ami ?
Comme je te l’ai dit plus haut, mon carnet d’adresses s’est enrichi au fur et à mesure de mes pérégrinations dans les événements liés au show-biz, mais au-delà de ça, il y a eu deux rencontres déterminantes dans ma vie de jet-setteur. Tout d’abord avec une actrice française très connue dans les années 1980 avec qui j’ai eu une histoire d’amour éphémère d’environ 4 mois. Je ne peux te dire son nom car elle et moi sommes en froid et étant donné son côté procédurier, si je la citais, elle me ferait immédiatement un procès et je n’ai pas tellement envie de payer un avocat (rires). Cette actrice, alors sur le déclin – et dans ma bouche ce mot n’est absolument pas péjoratif, on l’est tous un jour –, m’a présenté à toutes les célébrités qu’elle connaissait personnellement, comme mon ami et mentor Massimo Gargia. Cela m’a ouvert des portes que je n’ai plus jamais refermées, à son grand désarroi d’ailleurs (rires). Plus tard, en 2017, j’ai rencontré la star la plus médiatisée de toute l’histoire de la télévision française, et c’est factuel, je veux parler de… Loana.

Tu es très proche de Loana ?

Oui, elle est comme ma meilleure amie, je suis en contact quotidiennement avec elle et j’essaie de l’aider autant que possible. En ce moment elle est plutôt en forme et j’en suis très heureux. On se voit régulièrement car elle habite Nice et moi Antibes. C’est pratique pour passer la voir si elle ne va pas bien. Je tiens à souligner ce moment merveilleux, intense et si cher à mon cœur comme au sien que fut notre montée des marches au Festival de Cannes le 12 mai 2018. C’était incroyable, les flashs des photographes scintillaient de mille feux, ça hurlait dans tous les sens pour nous prendre en photo. Seulement 20 minutes après notre montée, les premiers articles commençaient à sortir sur le net et LCI en a parlé immédiatement en flash spécial. C’est là que j’ai réalisé la puissance de feu médiatique de Loana, avant je ne m’en rendais pas compte.

Quels sont tes points de chute ? Les endroits où tu fais tes événements et où l’on peut te rencontrer ?
Bien évidemment Paris, où ont lieu des événements prestigieux tels que des dîners de galas caritatifs, notamment à la salle Gaveau avec le Tout-Paris. Le dîner de gala annuel des Best Awards de mon ami Massimo Gargia, ou plus simplement des événements liés à la mode et à l’art. Cannes reste une ville privilégiée par son festival du film où chaque soir se réunissent les plus grandes stars françaises et internationales. Le prochain Festival de Cannes sera mon 19e en tant que festivalier « insider ».

Pour ceux qui se le demandent, et ils sont nombreux, ça veut dire quoi être un jet-setteur ?
(Rires) J’accepte volontiers le fait que la dénomination « jet-setteur » prête à sourire. Cette terminologie fut démocratisée et sacralisée par des célébrités telles que Massimo Gargia, Eddie Barclay, le dernier compagnon de Dalida, l’extraordinaire Richard Chanfray (il se faisait également appeler le comte de Saint-Germain, ndlr), ou encore le très fameux Jacques de Bascher. Tous ont en réalité repris le concept ancêtre de la jet-set de la Belle Époque jusqu’aux années 1950 qui était le « Café society ». Pour faire simple, un jet-setteur fait partie d’une élite, pas forcément fortunée, qui se déplace partout sur la planète là où ont lieu les soirées les plus prisées, notamment en présence de stars. À savoir que jet-setteur ne rime pas forcément avec célébrité. Certains jet-setteurs sont connus du grand public tels que Massimo, et moi dans une certaine mesure, mais beaucoup d’autres préfèrent la discrétion.

Pour finir, quels sont tes modèles dans ce milieu, ceux à qui tu aimerais ressembler ou rendre hommage ?
Pour sûr mon cher ami Massimo. Je dis toujours qu’il est mon mentor. Je trouve son parcours admirable, les soirées qu’il organise comme les Best Awards, ses anniversaires à Saint-Tropez auxquels il invite les plus grandes personnalités mondiales. Les stars qu’il a côtoyées intimement comme Françoise Sagan ou encore Greta Garbo… cet homme force l’admiration de tous, il est l’empereur incontesté et incontestable de la jet-set contemporaine. J’ai également une profonde admiration pour Richard Chanfray et Jacques de Bascher, tous deux des mondains remarquables, par leur extravagance et leur élégance. Pour conclure, après presque 20 années d’aventure dans le show-business, après tant de soirées, de montées des marches et d’amitié avec des stars, j’espère avoir été digne de mes pairs de la jet-set.

Monica Bacardi Massimo Gargia Et Laurent Amar
Monica Bacardi Massimo Gargia Et Laurent Amar
Laurent Amar Et Barbara Pravi
Laurent Amar Et Barbara Pravi

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