Ce mercredi, la Croisette vit l’un des plus gros événements du 78e Festival de Cannes. Tom Cruise présente en effet le huitième volet de Mission : Impossible. Trois ans après avoir illuminé le tapis rouge cannois avec Top Gun, la superstar américaine est donc de retour en France avec la double casquette d’acteur et producteur, et nous promet un spectacle hors-du-commun. Alors qu’il incarne le personnage d’Ethan Hunt depuis 1996, Tom Cruise affirme avoir été encore plus loin avec cet épisode final, Mission: Impossible – The Final Reckoning, en salles le 21 mai. À cette occasion, la star internationale nous parle de ce nouvel opus, et notamment de son goût pour les cascades, qui font la force du film…
Bonjour Tom. Que peut-on attendre de Mission : Impossible – The Final Reckoning ?
Ce film est l’aboutissement des 30 dernières années de la franchise, tout a mené à ça. C’est la plus grande mission à ce jour. Vous allez voir des scènes d’action que vous n’avez jamais vues auparavant. Et tout est en direct, tout est réel. J’ai travaillé avec un groupe incroyable de personnes, qui ont tout donné pour vous divertir.
Et qu’en est-il de votre personnage, Ethan Hunt, dans ce huitième volet ?
Je ne veux pas trop en dire. Il faut juste aller voir le film sur le plus grand écran possible. Prenez du pop-corn, amenez vos amis et votre famille, et passez un moment génial ! Ce fut un immense honneur pour moi de faire ce film.
Les films Mission : Impossible sont toujours remplis de séquences d’action intenses. Ressentez-vous de la peur en tournant vos cascades?
Est-ce que les cascades font peur peur ? Oui, j’ai même parfois eu la trouille de ma vie. Mais la peur est juste une émotion parmi d’autres. Donc je n’ai pas peur de la ressentir, et elle ne m’empêche pas d’agir. Je me lance constamment des défis, j’aime sortir de ma zone de confort et je veux faire des choses que je n’ai jamais faites. Je veux continuer à apprendre, a me dépasser encore et encore. Donc ce n’est pas que je n’ai pas peur, c’est juste que cela ne me dérange pas. Jamais. Mais attention : j’ai pris des risques sans jamais mettre ma vie en danger. Je suis père de famille, ne l’oubliez pas !
Beaucoup de vos scènes d’action se déroulent à très haute altitude…
Et parfois à très, très basse altitude ! (Rires) Très près des montagnes et des arbres, vraiment ! (Rires) On était si près qu’à certains moments, les arbres me touchaient le dos. On était a quelques centimètres du flanc d’une montagne. Juste à quelques pieds du sol…
Quel a été le plus grand défi dans ce film comparé aux précédents ?
Si vous regardez ces scènes, elles ont mis des années à être développées. Des années ! Et on veut constamment repousser les limites, aller toujours plus loin. Les séquences de « Wing Walking », je pourrais passer une heure à vous expliquer à quel point c’était difficile, des heures à parler du travail et de la compétence que ça a demandé pour les créer. C’était dangereux, exaltant et incroyablement gratifiant de trouver comment le faire. Je suis pilote, je pilote des hélicoptères, des avions, des jets, je suis parachutiste professionnel, alors quand vous voyez ces scènes, sachez qu’elles ont nécessité tout mon savoir et celui de toutes les personnes impliquées pour créer quelque chose de totalement inédit. Cela n’avait jamais été fait auparavant. Le public n’a jamais vu ça, jamais. Ce fut un vrai privilège de relever des défis aussi extrêmes. Et je suis très heureux de pouvoir partager ça avec vous.
Vous avez un casting fantastique à vos côtés dans ce film, comme Hayley Atwell, Simon Pegg et Pom Klementieff…
Je tiens à remercier cette équipe incroyable. Cela fait sept ans. Nous avons vécu et travaillé ensemble. Et Christopher McQuarrie ( le réalisateur, Ndlr. ), ça fait presque 20 ans que nous travaillons ensemble. Je suis très fier, très reconnaissant.
Quelles sont les qualités qu’il faut avoir pour travailler avec vous ?
Je fuis ceux qui me disent toujours oui ! Être entouré de courtisans ne ferait de moi qu’un pantin ! Sur un film comme dans la vie, je ne cherche que des gens de confiance. J’ai compris à quel point il était important de travailler et vivre dans le dialogue et l’ouverture d’esprit.
Vous êtes à la fois acteur et producteur. Comment choisissez-vous les acteurs qui vous accompagnent ?
Lorsque je pense à un acteur, je cherche à définir ce que j’admire chez lui afin de lui créer un personnage sur mesure qui puisse vraiment lui permettre de briller à l’écran.
Ça ne doit pas être facile de jouer dans votre ombre…
Quand je tourne dans un film, je ne suis pas la seule star : nous le sommes tous, et ça, Chris McQuarrie (le réalisateur, Ndlr.) l’a compris. Dans certains opus précédents, toute l’action tournait autour de mon personnage, ce qui m’a valu d’être accusé d’égocentrisme aggravé… Mais le principal est que le film soit bon !
« Quand j’étais enfant, je lançais mes G.I. Joe en parachute depuis ma chambre. C’est ça qui m’a donné le goût des cascades. »
Quelle est la recette pour qu’un épisode de Mission : Impossible soit réussi ?
Les cascades ! Nous ne faisons pas qu’approcher les limites de ce qu’il est humainement possible de faire, nous les repoussons.
Et d’où vous vient le goût pour faire des cascades ?
Ça doit venir de mon enfance. Quand j’étais enfant, je lançais mes G.I. Joe en parachute depuis ma chambre. C’est ça qui m’a donné le goût des cascades. Un jour, j’ai voulu essayer sur moi. J’ai pris le drap de mon lit et j’ai sauté !
Et comment ça s’est terminé ?
Je suis resté un bon moment accroché à la gouttière !
C’est à cette époque que vous êtes allé à Saint-Francis, une école de curés franciscains ?
Non, c’était en 1976, quand j’avais 14 ans. Je me suis retrouvé là, car mes parents ont divorcé et nous n’avions pas beaucoup d’argent. J’y ai reçu une très bonne éducation.
Ça ne vous a jamais traversé l’esprit de devenir prêtre ?
Non, mais j’ai aimé l’expérience. Je n’y suis resté qu’une seule année. Dans ma vie, j’ai dû faire au moins 15 écoles et je crois que mon année à Saint-Francis reste la meilleure.
Votre enfance n’a pas toujours été facile…
En effet. J’étais un enfant dyslexique. Apprendre à lire a été l’une des expériences les plus douloureuses de ma vie. Cela m’a forgé le caractère, même si, à l’époque, je détestais ma vie.
Vous êtes un véritable sex-symbole, mais ça n’a pas toujours été le cas. Vous avez même tourné avec des bagues…
Ce sont des choses qui arrivent. À cause de mes dents du haut, je ne pouvais plus fermer la bouche ! Elles abîmaient celles du bas. Le plus embêtant, c’est la nourriture qui se bloque dans les bagues. Mais ça dérangeait plus les gens en face de moi !
Vous êtes riche et célèbre, vous n’avez plus rien à prouver. Qu’est-ce qui vous motive le plus aujourd’hui pour continuer ? Le plaisir ou l’argent ?
Je ne tourne plus pour l’argent, j’en ai suffisamment gagné. Mais j’en fais gagner aux autres ! Pour moi, la véritable richesse d’un film comme Mission : Impossible, c’est d’aller au-delà de mes limites. Sortir vivant et en un seul morceau de Mission :Impossible est une grande victoire sur moi-même. Je suis vraiment très fier de chaque nouvel épisode de Mission : Impossible !