Macron plaide pour Mayotte, les Comores crient à la provocation
Macron plaide pour Mayotte, les Comores crient à la provocation

Emmanuel Macron a profité du 5e sommet des chefs d’État de la Commission de l’océan Indien (COI), ce jeudi 24 avril à Madagascar, pour relancer une question diplomatiquement explosive : l’intégration de Mayotte à l’organisation. Face aux chefs d’État de la région, le président français a appelé à inclure « l’ensemble de nos îles » dans la coopération régionale, citant expressément Mayotte, qu’il souhaite voir participer aux programmes de la COI. « Nous ne pouvons pas laisser un territoire à l’écart », a-t-il insisté, saluant la présence du président du conseil départemental de Mayotte, Ben Issa Ousseni.

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La réponse du président comorien, Azali Assoumani, ne s’est pas fait attendre. Brandissant l’argument du droit international, il a dénoncé « une provocation » et rappelé que Mayotte reste, selon lui, « une île comorienne ». Dans une formule sarcastique, il a cité Louis de Funès pour illustrer son refus de se laisser entraîner dans une confrontation frontale : « Il ne faut pas répondre aux provocations ». L’adhésion à la COI nécessitant l’unanimité, le veto des Comores bloque toute avancée. Macron, qui a écourté sa visite pour se rendre aux obsèques du pape François, n’a pas prévu de rencontre bilatérale avec son homologue comorien.

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