Et si demain, la vitesse autorisée sur l’autoroute ne dépendait plus d’un panneau fixe mais d’une intelligence artificielle capable de l’adapter en temps réel ? C’est ce que l’Espagne expérimente actuellement sur une portion de l’AP-7, dans la région de Barcelone. Objectif : rendre la conduite plus fluide, plus sûre, et plus logique… jusqu’à autoriser une vitesse de pointe de 150 km/h selon les conditions.
Une conduite dynamique en fonction des conditions
Ce système novateur repose sur une IA qui analyse en continu les conditions météo, l’état du trafic ou encore la survenue d’éventuels accidents. Par défaut, la limitation reste fixée à 120 km/h. Mais en cas de route dégagée et de bonne visibilité, la vitesse peut grimper jusqu’à 150 km/h. À l’inverse, si des facteurs de risque apparaissent, elle peut descendre jusqu’à 100 km/h ou moins. C’est une première en Europe, conçue pour fluidifier le trafic tout en renforçant la sécurité. Selon Nuria Parlon, ministre de l’Intérieur de Catalogne, l’ambition ne s’arrête pas là : un système prédictif est en cours de développement pour anticiper les risques d’accident grâce à l’intelligence artificielle.
L’Espagne à la page et la France à la traîne
Parallèlement, l’Espagne utilise déjà des drones autonomes pour repérer les infractions au code de la route, comme les demi-tours illégaux ou l’usage du téléphone au volant. En France, le recours à ces technologies reste limité. Seuls certains feux rouges “intelligents” réagissent pour l’heure à la vitesse des véhicules. Mais les choses pourraient évoluer : le dernier projet de loi de finances ouvre la porte à une intégration plus large de l’IA sur les routes françaises. En Espagne, l’autoroute du futur est déjà une réalité… et elle roule vite.