Ce samedi à l’aube, l’Iran a tiré une nouvelle salve de missiles balistiques contre Israël. Cette attaque s’inscrit dans le cadre de l’opération « Promesse honnête III », engagée en réponse aux frappes israéliennes massives de la veille contre plus de 200 sites militaires et nucléaires iraniens. La crainte d’une escalade militaire directe entre les deux puissances atteint désormais un niveau inédit.
Plusieurs missiles ont été tirés depuis le territoire iranien vers le centre d’Israël, principalement autour de Tel-Aviv, déclenchant de nouvelles sirènes d’alerte. Au moins trois personnes ont été tuées et 30 autres blessées par un missile ayant frappé un immeuble résidentiel dans le centre d’Israël.
Une escalade inquiétante
Selon l’ambassadeur iranien à l’ONU, Amir Saeid Iravani, les frappes israéliennes de vendredi ont quant à elles fait 78 morts et plus de 320 blessés, « dont une large majorité de civils ». Il a dénoncé devant le Conseil de sécurité des Nations unies des « attaques barbares et criminelles » ainsi qu’une « série d’assassinats ciblés » contre des scientifiques et responsables militaires de haut rang.
Israël affirme de son côté que ses frappes de vendredi visaient à affaiblir durablement le programme nucléaire iranien, et qu’il continuera à frapper « tant que la menace persistera ».
Ce nouvel échange de frappes militaires, le plus violent entre les deux pays à ce jour, alimente les craintes d’une guerre régionale directe.
Les frappes iraniennes contre Israël sont appelées à se poursuivre, a rapporté samedi l’agence de presse Fars, citant des sources militaires de haut rang à Téhéran : « Les frappes iraniennes continueront. Cette opération deviendra extrêmement douloureuse et lourde de conséquences pour les agresseurs », a affirmé un responsable cité anonymement par Fars, évoquant des échanges directs avec l’état-major iranien.
La France au soutien d’Israël
Pour rappel, Emmanuel Macron a fermement réaffirmé hier, en conférence de presse à l’Élysée, son opposition à toute possibilité pour Téhéran de se doter de l’arme nucléaire. Selon lui, « le risque de cette marche vers l’arme nucléaire par l’Iran menace la région et l’Europe », rappelant que l’Iran a intensifié son enrichissement d’uranium « sans aucune justification civile », violant ainsi ses obligations vis-à-vis de la communauté internationale.
Le président a ainsi affirmé : « Nous ne pouvons pas vivre dans un monde où l’Iran aurait l’arme atomique »