Les enseignants d’Île-de-France sont appelés à la grève et à manifester mardi 17 février à Paris pour dénoncer les suppressions de postes et le manque de moyens dans l’Éducation nationale. Le cortège doit partir de la Sorbonne pour rejoindre le ministère de l’Éducation nationale. Les syndicats évoquent des fermetures de classes et préviennent que certains établissements pourraient être totalement fermés.
Au niveau national, le projet de loi de finances prévoit la suppression de 1 891 postes dans le premier degré et de 1 365 dans le second. Dans l’académie de Paris, 90 emplois d’enseignants doivent disparaître en maternelle et en primaire, et 134 dans les collèges et lycées. Les syndicats dénoncent également des absences non remplacées et des classes comptant jusqu’à 30 à 35 élèves.
Un appel au ministre pour revoir la copie budgétaire
Les organisations pointent aussi des dotations horaires jugées insuffisantes au regard des effectifs, notamment en Seine-Saint-Denis où plusieurs centaines d’élèves supplémentaires sont attendus à la rentrée. Elles estiment que les moyens proposés ne permettent pas de répondre à cette hausse.
Les enseignants sont soutenus par des fédérations de parents d’élèves, qui alertent sur le manque d’accompagnants d’élèves en situation de handicap, d’infirmières scolaires, de psychologues et d’assistants d’éducation. Les syndicats demandent à être reçus par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, pour défendre leurs revendications.