Mardi 29 avril 2025, le Parlement a définitivement adopté la proposition de loi contre le narcotrafic, marquant une étape décisive pour la sécurité des Français. Porté par Gérald Darmanin et Bruno Retailleau, ce texte a rassemblé une large majorité des députés, avec 396 voix pour et seulement 68 contre, essentiellement issues de La France insoumise et d’une poignée d’élus écologistes et communistes.
Fruit d’un travail de longue haleine, le texte introduit plusieurs mesures fortes. Il prévoit notamment la création d’un parquet national anticriminalité organisée, qui sera opérationnel dès janvier 2026 pour traiter les affaires les plus graves. Parallèlement, les narcotrafiquants les plus dangereux seront placés sous un régime carcéral strict dans des établissements hautement sécurisés.
Les parlementaires ont également validé d’autres dispositifs innovants pour renforcer l’efficacité de la lutte contre les réseaux criminels : anonymisation des agents pénitentiaires pour leur sécurité, gel des avoirs criminels, fermeture administrative des commerces impliqués dans le blanchiment d’argent, et refonte du système des repentis pour inciter les collaborateurs de la justice.
Saluée par Gérald Darmanin comme une initiative de “quasi-union nationale”, cette loi a été perçue comme un signal fort envoyé aux trafiquants. Malgré les critiques de La France insoumise, qui dénonçait un texte jugé “inefficace”, et les abstentions écologistes évoquant un “risque liberticide”, le gouvernement se félicite de ce large consensus, gage d’une volonté commune de reprendre le contrôle face à l’ampleur du phénomène.
Seule ombre au tableau : les groupes écologistes et socialistes ont annoncé leur intention de saisir le Conseil constitutionnel sur certaines dispositions. Une démarche classique qui ne remet toutefois pas en cause l’ampleur du succès politique remporté autour de cette loi historique.