VIDÉO - Emmanuel Macron rattrapé par ses propos de 2019 : «Le président ne devrait pas pouvoir rester s’il avait un vrai désaveu en termes de majorité.» (Capture d'écran France Culture)
VIDÉO – Emmanuel Macron rattrapé par ses propos de 2019 : «Le président ne devrait pas pouvoir rester s’il avait un vrai désaveu en termes de majorité.» (Capture d’écran France Culture)

Par Jérôme Goulon.

En politique, les archives peuvent parfois se transformer en boomerang. On a notamment pu le constater hier avec Bruno Le Maire, qui 15 jours avant d’être nommé ministre des Armées, affirmait qu’il était totalement exclu pour lui de rentrer au nouveau gouvernement.

Autre homme politique à faire les frais de la « boîte à archives » : Emmanuel Macron ! Un extrait vidéo datant du 18 mars 2019 refait surface sur les réseaux sociaux, relançant le débat sur la responsabilité politique du chef de l’État. Dans cette séquence, le président de la République affirmait sans détour : «Le président de la République ne devrait pas pouvoir rester s’il avait un vrai désaveu en termes de majorité.» Emmanuel Macron évoquait même l’idée d’un « impeachment ».

Ces propos, tenus il y a plus de six ans, prennent une résonance particulière après les défaites électorales du chef de l’État aux élections européennes puis législatives, et le désaveu de majorité qu’il subit aujourd’hui, qui a poussé son nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu à démissionner un jour seulement après la nomination du gouvernement.

« Le président ne devrait pas pouvoir rester s’il avait un vrai désaveu »

Pour rappel, le 18 mars 2019, au plus fort de la crise des gilets jaunes, Emmanuel Macron avait convié 64 intellectuels à l’Élysée. Pendant près de huit heures, le président avait échangé en direct sur France Culture avec des philosophes, juristes, économistes et sociologues. Lors de longue soirée, une questions du constitutionnaliste Olivier Beaud avait déclenché un échange marquant sur la place du président dans la Ve République.

Emmanuel Macron avait alors déclaré :

« On a accepté la cohabitation et la non-démission après un référendum (perdu). Certains de mes prédecesseurs ont perdu les législatives en cours du mandat et n’en ont pas tiré les conséquences pour eux-mêmes. Ils ont fait vivre un système de cohabitation dont on peut penser que le général de Gaulle ne l’aurait pas pris pour lui-même, et aurait exercé une forme de responsabilité politique. »

« Je ne sais pas les conséquences que je tirerais moi-même en cas de revers. Le président de la République ne devrait pas pouvoir rester s’il avait un vrai désaveu en termes de majorité, en tout cas c’est l’idée que je m’en fais. »

Ces mots contrastent aujourd’hui avec son refus de démissionner après les revers électoraux de 2024 et 2025 et l’instabilité politique actuelle, qui poussent certains de ses opposants à réclamer une démission…

Que dit l’article sur VIDÉO – Alors que certains appellent à sa démission, Emmanuel Macron rattrapé par ses propos de 2019 : «Le président ne devrait pas pouvoir rester s’il avait un vrai désaveu en termes de majorité.» ?

En politique, les archives peuvent parfois se transformer en boomerang. On a notamment pu le constater hier avec Bruno Le Maire, qui 15 jours avant d'être

Quelles sont les réactions clés ?

L’article résume les réactions et le contexte international pertinent.

Partager