Ludovic Fagaut veut reprendre Besançon des mains des Verts : la revanche d’une droite de l’ordre et du rassemblement
Ludovic Fagaut veut reprendre Besançon des mains des Verts : la revanche d’une droite de l’ordre et du rassemblement

À Besançon, le duel politique s’annonce déjà comme l’un des plus observés de France en vue des municipales de 2026. Cinq ans après avoir échoué de seulement 566 voix face à la maire écologiste Anne Vignot, Ludovic Fagaut, vice-président du département du Doubs, principal de collège et chef de file de l’opposition municipale, repart au combat. Investi par Les Républicains, il se pose en candidat de la revanche et du renouveau, décidé à tourner la page d’un mandat qu’il juge « chaotique et idéologique ».

« Je veux être le maire de l’ordre », martèle-t-il dans la presse régionale, dénonçant une insécurité grandissante et une ville qu’il estime délaissée. Pour lui, Besançon doit retrouver « la paix, la sérénité et la prospérité ». Son discours tranche avec celui d’une majorité écologiste qu’il accuse d’avoir fragilisé la sécurité, l’économie et l’attractivité du territoire. « Des familles me disent qu’elles ont peur de sortir, de voir leurs enfants rentrer de l’école. Ce n’est plus acceptable », a-t-il lancé devant ses soutiens au parc des Glacis.

Une vague anti-Verts se lève dans plusieurs villes

Ludovic Fagaut n’est pas un cas isolé. Partout en France, les grandes villes dirigées depuis 2020 par des maires écologistes suscitent la même lassitude. À Lyon, l’ancien président de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas prépare lui aussi une offensive contre le maire EELV Grégory Doucet, avec une alliance allant des macronistes aux Républicains. Le message est clair : les électeurs de centre-droit et du centre veulent reprendre la main sur des métropoles qu’ils estiment « abîmées » par cinq années de gestion verte.

À Besançon, la stratégie de Fagaut s’inscrit dans cette dynamique nationale. Il appelle à « unir les forces allant de la social-démocratie à la droite républicaine », et tend la main au Modem du député bisontin Laurent Croizier, qui a lui-même dénoncé une gestion municipale « marquée par des débats accessoires, au détriment de la sécurité, de l’emploi et de la qualité de vie ». Une ouverture qui pourrait rebattre les cartes d’un scrutin où chaque voix comptera.

Face à lui, le camp présidentiel peine à trouver son souffle. À Besançon, c’est le médecin Éric Delabrousse qui a été investi par Horizons, le parti d’Édouard Philippe, pour mener une liste commune avec Renaissance et le Parti radical. Une candidature encore isolée, que d’aucuns décrivent déjà comme celle « d’un homme seul au milieu du gué ». Car si Renaissance et Horizons ont scellé leur union, le Modem de Croizier, lui, garde ses distances. Un coup dur pour Delabrousse, dont la liste baptisée « Besançon mérite mieux » peine à exister politiquement, faute d’ancrage et de relais locaux. De plus, nombre de militants Renaissance dans la capitale de l’horlogerie sont deja engagés dans la campagne de Ludovic Fagaut.

Dans ce contexte, Ludovic Fagaut apparaît de plus en plus comme le pôle de stabilité et de crédibilité du camp de l’alternance. S’il parvient à fédérer les modérés du centre et les électeurs de droite et les déçus des écologistes, il pourrait bien offrir à Besançon un tournant décisif et incarner, à l’échelle nationale, la revanche des villes sur l’idéologie verte.

Que retenir rapidement ?

À Besançon, le duel politique s’annonce déjà comme l’un des plus observés de France en vue des municipales de 2026. Cinq ans après avoir échoué de seulemen

Partager