Ce mercredi, six hommes âgés de 24 à 43 ans comparaissent devant le tribunal judiciaire de Châteauroux pour une série d’actes de braconnage particulièrement violents en Sologne. Interpellés en février dernier après deux ans d’enquête, ces chasseurs sont accusés d’avoir traqué de nuit sangliers et cerfs, non pas avec fusils et chiens, mais à bord de véhicules qu’ils utilisaient pour percuter volontairement les animaux, « à la recherche de sensations fortes ».
L’enquête a révélé que les six hommes, dont un ancien maître d’équipage de vénerie et un adepte de safaris africains, se livraient à ces chasses illégales depuis au moins 2022. Jumelles thermiques, armes non déclarées, véhicules tout-terrain : tout était planifié pour repérer, poursuivre et écraser les animaux. Certains animaux étaient même broyés et donnés en pâture aux chiens. Des images et témoignages glaçants ont été recueillis par l’Office français de la biodiversité, appuyé par la gendarmerie.
Un procès très attendu, des sanctions espérées
Face à l’indignation, plusieurs associations se sont portées parties civiles, dont One Voice, la Société de vénerie et l’association des chasseurs de grand gibier du Cher. Tous réclament une condamnation exemplaire, dénonçant un comportement barbare qui ternit l’image de la chasse et porte atteinte à la biodiversité locale. Les prévenus encourent jusqu’à quatre ans de prison et 150 000 euros d’amende. Le procès débute à 13h30 et s’annonce tendu, alors que la défense reste pour l’instant silencieuse.