Les ministres des Affaires européennes ont formellement approuvé mardi l’ouverture du cluster 6 des négociations d’adhésion de l’Ukraine à l’UE, mettant fin à deux ans de blocage politique. La Moldavie bénéficie du même avancement lors de cette journée qualifiée de « Super Tuesday » de l’élargissement.

L’Ukraine ouvre le cluster 6 des négociations d’adhésion à l’Union européenne
L’Ukraine ouvre le cluster 6 des négociations d’adhésion à l’Union européenne

Les ministres des Affaires européennes ont formellement approuvé mardi l’ouverture du cluster 6 des négociations d’adhésion de l’Ukraine à l’UE, mettant fin à deux ans de blocage politique. La Moldavie bénéficie du même avancement lors de cette journée qualifiée de « Super Tuesday » de l’élargissement.

C’est une nouvelle étape concrète dans le long chemin de l’Ukraine vers l’Union européenne. Réunis à Bruxelles, les ministres des Affaires européennes ont approuvé mardi l’ouverture du cluster 6, consacré aux relations extérieures et considéré comme un volet central du processus d’adhésion. Jusqu’ici, seul le cluster 1, portant sur les principes fondamentaux et l’État de droit, avait été ouvert pour Kiev.

« Nous avons franchi aujourd’hui une nouvelle étape sur la voie de l’adhésion de l’Ukraine à l’UE avec l’ouverture d’un nouveau cluster de négociation clé », a déclaré le secrétaire d’État irlandais Thomas Byrne à l’issue de l’annonce. L’Irlande, qui préside actuellement le Conseil de l’UE, s’exprime au nom des Vingt-Sept. « Cela témoigne de la détermination du pays à avancer aussi vite que possible », a-t-il ajouté.

La Moldavie a obtenu le même avancement mardi, les trajectoires d’adhésion des deux pays restant étroitement liées depuis leurs demandes déposées en 2022, dans la foulée de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine. Plusieurs chapitres d’adhésion ont par ailleurs été clôturés pour l’Albanie et le Monténégro, les deux pays en tête du processus d’élargissement aux Balkans occidentaux.

Cette décision met fin à un blocage de deux ans attribué à l’ancien Premier ministre hongrois Viktor Orbán, qui avait à plusieurs reprises utilisé son droit de veto au Conseil pour freiner les avancées. Son opposition reposait sur un différend relatif au traitement de la minorité hongroise dans l’ouest de l’Ukraine. Battu par son rival Péter Magyar aux dernières élections législatives hongroises, Orbán a quitté le pouvoir, ouvrant la voie à une normalisation. Le nouveau gouvernement Magyar a travaillé avec Kiev pour régler ce dossier, permettant l’ouverture du cluster 1 dès juin, puis du cluster 6 ce mardi.

La commissaire européenne à l’Élargissement, Marta Kos, a prévenu à son arrivée à la réunion que « la dynamique d’aujourd’hui doit désormais se traduire par des résultats concrets sur le terrain ». La Commission estime que l’Ukraine et la Moldavie sont techniquement prêtes à ouvrir l’ensemble des clusters restants, mais les prochaines étapes dépendront des positions des gouvernements des États membres.

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