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Belgique : plusieurs centaines de manifestants à Bruxelles pour dénoncer les violences policières

Belgique : plusieurs centaines de manifestants à Bruxelles pour dénoncer les violences policières
Belgique : plusieurs centaines de manifestants à Bruxelles pour dénoncer les violences policières

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce samedi 24 octobre 2026 à Bruxelles pour dénoncer les violences policières présumées lors des récentes mobilisations sociales. Réunis notamment au Mont des Arts, les participants réclament des explications sur les interventions des forces de l’ordre et sur les nombreuses interpellations survenues depuis le début du mois. Cette nouvelle journée de contestation intervient dans un climat tendu, une semaine après les affrontements qui ont secoué la capitale belge.

La mobilisation sociale se poursuit en Belgique. Ce samedi 24 octobre, plusieurs centaines de manifestants ont convergé vers le Mont des Arts, dans le centre de Bruxelles, pour dénoncer les méthodes employées par les forces de l’ordre lors des précédents rassemblements. Les appels à manifester, largement relayés sur TikTok et Instagram, ont notamment circulé auprès des lycéens, des étudiants et de jeunes mobilisés contre les mesures budgétaires du gouvernement. Les participants dénoncent les arrestations, l’utilisation de gaz lacrymogènes et le recours aux canons à eau lors des manifestations des 9 et 17 octobre. Malgré les inquiétudes suscitées par ces nouveaux appels, la situation demeurait calme dans la capitale en début d’après-midi. Les autorités avaient néanmoins renforcé leur vigilance afin de prévenir d’éventuels débordements, tandis que plusieurs commerces avaient pris des mesures de protection en prévision du rassemblement.

Cette nouvelle mobilisation intervient après deux semaines marquées par de nombreux incidents dans plusieurs villes belges. Le 9 octobre, une manifestation nationale contre les mesures d’austérité du gouvernement fédéral avait réuni 30 000 personnes à Bruxelles selon la police, et 50 000 selon les syndicats. Si le cortège principal s’était déroulé pacifiquement, des affrontements avaient éclaté en marge du rassemblement entre certains groupes de jeunes et les forces de l’ordre. Des projectiles avaient été lancés sur les policiers, qui avaient répondu par des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Le 17 octobre, de nouvelles violences avaient touché la capitale, notamment près de la gare du Midi et dans le centre-ville. Des véhicules et du mobilier urbain avaient été incendiés, tandis que plusieurs commerces et bâtiments avaient subi des dégradations. Ces épisodes ont provoqué de nombreuses interpellations et renforcé les tensions entre certains manifestants et les autorités.

Des plaintes déposées contre les interventions policières

Les méthodes employées par la police font désormais l’objet d’une attention particulière. Le Comité permanent de contrôle des services de police, connu sous le nom de Comité P, a reçu 26 plaintes concernant des comportements policiers présumés lors des manifestations des 9 et 17 octobre. Les signalements portent sur des interventions contestées par des participants aux rassemblements, notamment dans le cadre des opérations de dispersion et des interpellations. Les faits dénoncés devront être examinés afin de déterminer si les agents concernés ont respecté les règles encadrant l’usage de la force. Ces plaintes ne permettent pas, à elles seules, de conclure à l’existence de violences illégales, mais elles témoignent de la défiance croissante d’une partie des manifestants envers les forces de l’ordre. Les autorités policières défendent de leur côté leurs interventions en soulignant les violences commises contre des agents et les dégradations constatées lors des précédentes mobilisations.

Au-delà des accusations de violences policières, la contestation s’inscrit dans un mouvement social plus large contre les politiques budgétaires belges. Depuis le début du mois d’octobre, les réformes touchant l’enseignement, notamment la hausse annoncée de certains frais d’inscription dans l’enseignement supérieur, alimentent la colère de nombreux jeunes. Les syndicats dénoncent également les restrictions budgétaires et leurs conséquences sur les services publics et le pouvoir d’achat. Le gouvernement du Premier ministre Bart De Wever défend, pour sa part, la nécessité de redresser les finances publiques. Dans ce contexte, les rassemblements du samedi 24 octobre constituent un nouveau test pour les autorités belges, confrontées à la nécessité de garantir le droit de manifester tout en évitant de nouvelles violences. À Bruxelles, le calme observé au début de la mobilisation contraste avec les affrontements des deux précédents week-ends. La suite de la journée devra permettre d’établir si cette nouvelle contestation peut se poursuivre sans incidents majeurs.

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